Sophy-Anne Brière devient une alliée du Big Bill de Coaticook

Vincent Cliche vcliche@leprogres.net

Sophy-Anne Brière devient une alliée du Big Bill de Coaticook
« Ça manquait un peu de baseball dans ma vie », a écrit à la blague Sophy-Anne Brière sur sa page Facebook lorsqu'elle a annoncé sa nomination au sein du Big Bill de Coaticook.  (Photo : (Photo Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche))

BASEBALL. Dire que le baseball est le sport préféré de Sophy-Anne Brière est une évidence. Et le mot préféré est peut-être même un peu faible aux yeux de la principale intéressée, qui vient de joindre les rangs administratifs du Big Bill de Coaticook, en plus de cumuler des fonctions au sein de Baseball Québec. 

Diplômée de la Cité collégiale en journalisme et originaire de Sainte-Edwidge-de-Clifton, la jeune femme de 20 ans n’a pu dire non au nouveau défi que l’organisation du baseball sénior de Coaticook lui a proposé. « L’été dernier, Alexandre Boucher s’est ajouté au regroupement de propriétaires du Big Bill. Je le connais depuis longtemps. Récemment, il m’a écrit par hasard pour me demander si je voulais leur donner un petit coup de main aux communications. Comme je le connais bien et que j’ai plusieurs amis qui jouent pour cette équipe, je me suis dit pourquoi pas. J’embarque dans cette belle aventure. »

Au sein de l’organisation, Sophy-Anne s’occupera des communications et du marketing. Sa mission: faire connaître cette formation à sa juste valeur, redonner une certaine notoriété à la formation et remplir les gradins du stade Julien-Morin. « Ce n’est pas une mince tâche, reconnaît-elle. Ce ne sera pas facile, mais je suis prête à tout pour relever ce défi. »

« Le baseball, ç’a toujours été mon cheval de bataille, mon dada. Je vois des centaines et des centaines de matchs chaque année. Plus particulièrement, je trouve que le baseball sénior élite est un niveau qui n’est pas reconnu à sa juste valeur. C’est vraiment du bon baseball. Il y a même des joueurs qui évoluent dans les rangs professionnels qui sont passés par là. On peut prendre l’exemple de Sam Poliquin, un ex du Big Bill, qui est maintenant avec les Aigles dans la Ligue Frontière. Le niveau est extrêmement relevé. On est très chanceux d’avoir une telle équipe à Coaticook. Malheureusement, ce n’est pas assez connu dans la communauté. »

La nouvelle venue chez le Big Bill a même déjà un plan en tête. « Il faut créer des partys à tous les matchs locaux et ça passe par des rencontres thématiques, du genre un match de Noël autour du 25 juillet ou encore un match pour les jeunes. C’est ce que fait l’une des plus belles organisations, au Vermont, dans la New England Collegiate Baseball League, à mes yeux. Je veux implanter ça ici, en plus d’aller chercher des partenaires dans la communauté. »

Sur le terrain, il est un peu tôt pour affirmer à quoi ressemblera la prochaine saison. Chose certaine, le Big Bill aura le deuxième choix au total lors du repêchage de la Ligue de baseball majeur du Québec, en janvier prochain. « C’est sûr qu’on va aller chercher un excellent joueur, lance Sophy-Anne. Notre défi dans la saison morte, c’est aussi de recruter des bras, car on a manqué énormément de lanceurs durant les séries. »

CHEZ BASEBALL QUÉBEC

Sophy-Anne Brière occupe également des fonctions de responsable des communications et du marketing chez Baseball Québec, une fédération regroupant plus de 30 000 joueurs dans la province. « Je m’occupe de la promotion et de la création d’événements en tout genre, comme les championnats provinciaux et les galas méritas. Tout ça en plus de gérer les médias sociaux et plusieurs dossiers à l’interne. »

Cette passionnée du baseball trouve ce sport des plus fascinants. « C’est le seul sport d’équipe qui est à la fois individuel, raconte-t-elle. Peu importe où tu te trouves sur le terrain, t’es seul. Tu vas frapper, t’es seul avec toi-même. Tu veux attraper une balle au champ, t’es seul. »

« Le baseball est aussi un sport à développement lent, rajoute Sophy-Anne. Ce n’est pas rare de voir un joueur atteindre les ligues majeures à 27 ou 28 ans. Il aura quand même une belle carrière chez les professionnels. J’ai l’impression que c’est un sport où il y a toujours de l’espoir. Et c’est ce qui me fait triper. »

Lorsqu’elle a besoin d’une petite pause de son sport préféré, elle quitte son bureau de Montréal pour se diriger « à la campagne », chez ses parents. « Avec ma mère, on a un p’tit élevage de lapins. J’adore me reconnecter à ce milieu. Ça fait vraiment du bien retourner en milieu agricole », souligne celle qui a également fait tout son parcours secondaire au Collège Rivier.

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