Patricia Désorcy rencontre sa mère biologique au Honduras

Patricia Désorcy rencontre sa mère biologique au Honduras

Patricia Désorcy est passée par toute la gamme des émotions lors de son voyage au Honduras, où elle a rencontré sa mère biologique.

Crédit photo : (Photo gracieuseté)

FAMILLE. Patricia Désorcy s’est envolée vers le Honduras afin de rencontrer sa mère biologique. Ces retrouvailles seront peut-être les dernières puisque la maman de celle qu’on surnomme affectueusement Patou combat un virulent cancer de la gorge.

Ce périple d’une semaine (22 au 28 janvier dernier) en Amérique centrale s’est très bien passé, selon la principale intéressée. «Ce fut aussi très intense, note-t-elle. La joie, la fierté, la peur, la colère, la tristesse, mais, surtout l’amour. On a tout vécu ça en à peine une semaine.»

Au moment où Patricia a posé son regard sur sa mère, Juana Pavon, une chose l’a frappée. «Elle était toute petite. On dirait qu’elle était retournée au même poids qu’en 2000 [la première rencontre], alors qu’elle était au pire de sa maladie.»

N’empêche, cela n’a aucunement mis un nuage au-dessus des retrouvailles. Patou, qui a fait le voyage avec son conjoint Yannick Viens, est demeurée chez l’une des amies de sa mère. «Disons que si on était resté chez ma mère, ç’aurait été un peu difficile. Elle n’avait pas d’eau chaude à la maison. En plus, je ne sais pas si on peut appeler ça une maison. C’était plutôt un solage avec un toit», image-t-elle.

Lors de son périple, Mme Désorcy a accompagné sa mère à la clinique de l’hôpital. «J’aurais pensé que les équipements auraient été désuets, mais, au contraire, ils étaient pratiquement neufs. C’était très “clean”, ce qui était rassurant. Elle a passé des radiographies et des tests de sang. On a vu la grosseur de sa tumeur et on a découvert quelque chose au niveau des os, comme quoi elle avait une diminution de sa masse osseuse, ce qui serait dégénératif. Je sais qu’elle a souffert, mais elle ne s’est jamais plaint.»

Un spectacle-bénéfice

Là-bas, tout le monde a assisté à un spectacle-bénéfice pour venir en aide à celle qu’on décrit comme un «monument du Honduras». La troupe Bambù a recréé les grandes étapes de la vie de l’artiste. «Avec notre aide et celle du Honduras, on a pu payer tous les traitements de ma mère. Ce sont 4000 $ canadiens qui ont été amassés. Je ne pourrai jamais assez dire merci à tous ceux qui ont collaboré.»

Une dernière rencontre?

Vu l’état de santé de sa mère, Patricia Désorcy est consciente qu’elle pourrait l’avoir vue une dernière fois. «Elle a une force incroyable, alors tout est possible. Un de ses amis a dit qu’avant notre arrivée, elle était l’ombre d’elle-même. Lors de notre séjour, elle était remplie d’énergie et il n’en croyait pas ses yeux.»

«Le plus difficile pour elle, ç’a été de nous voir partir. C’est comme si elle revivait le moment où elle m’a donnée en adoption. Elle pleurait, s’excusait et s’en voulait. Heureusement, j’étais là et elle a retrouvé son aspect rayonnant. J’espère qu’elle le conservera… jusqu’à notre prochaine rencontre.»

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