Indépendance: la guerre en Iran pourrait avoir un «impact», admet PSPP
QUÉBEC — La guerre qui fait rage en Iran pourrait avoir un «impact» sur l’option souverainiste, admet Paul St-Pierre Plamondon. Malgré cela, le chef péquiste garde le cap et affirme que l’indépendance du Québec est une «absolue nécessité».
«On est dans un environnement géopolitique instable. Pour toute personne qui voit l’actualité, c’est sûr que ça génère une forme de peur légitime», a-t-il affirmé en mêlée de presse mardi à l’Assemblée nationale.
Le chef péquiste a comparé la situation actuelle à l’imposition de droits de douane américains lors de la partielle dans Terrebonne que le PQ a remportée en mars 2025.
«Ç’a eu un impact pendant un certain nombre de mois, mais (…) on ne fait pas de politique en fonction de la conjoncture ou du sondage du jour, mais en fonction d’une lecture moyen-long terme de notre avenir», a ajouté Paul St-Pierre Plamondon.
«Mensonges confortables»
À cette «peur légitime», le chef péquiste oppose la «peur illégitime» instillée par ses adversaires politiques qui sont contre l’indépendance du Québec. Il a particulièrement visé la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ).
«Ces partis offrent des mensonges confortables. Et le mensonge confortable ne peut pas être le socle d’un avenir positif pour les Québécoises et les Québécois», a lancé Paul St-Pierre Plamondon.
La semaine dernière, dans son discours après la victoire péquiste dans Chicoutimi, il a admis avoir rencontré des gens qui ont «véritablement peur» du référendum.
Le chef péquiste n’a pas non plus exclu d’attendre après le mandat de Donald Trump pour tenir un référendum.
Ces adversaires l’ont alors accusé de reculer sur sa promesse de tenir un référendum dans un premier mandat. Accusation que le chef péquiste a aussitôt réfutée.
Le plus récent sondage Pallas Data–Qc125–L’actualité publié la semaine dernière indiquait que 60 % des répondants s’opposent à l’indépendance. Malgré tout, le PQ se maintient en tête des intentions de vote.
Une septième députée péquiste
La nouvelle députée du Parti québécois dans Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme, a été assermentée mardi au restaurant Le Parlementaire de l’Assemblée nationale.
Rappelons que Mme Laflamme a raflé le comté de Chicoutimi à la CAQ avec 45 % des votes. Les conservateurs d’Éric Duhaime ont terminé en deuxième place avec 26 %. Le candidat caquiste, Francis Tremblay, a dû se contenter de la troisième place avec seulement 12 % des votes.
Après Jean-Talon, Terrebonne et Arthabaska, il s’agit de la quatrième élection complémentaire remportée par le PQ depuis le scrutin général de 2022.
