Les candidats dans Saint-François prennent part à un débat à Coaticook

Les candidats dans Saint-François prennent part à un débat à Coaticook

Les candidats Kévin Côté (Québec solidaire), Mathieu Morin (Parti vert du Québec), Charles Poulin (Parti libéral du Québec), Solange Masson (Parti québécois) et Geneviève Hébert (Coalition avenir Québec) ont participé à un débat sur des enjeux touchant la grande région de Coaticook, qui elle, se retrouve dans la circonscription de Saint-François.

Crédit photo : (Photo Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

POLITIQUE. Les candidats des principaux partis dans Saint-François ont croisé le fer lors d’un débat tenu mercredi soir (19 septembre), à la salle L’Épervier. Le développement économique, la santé, la pénurie de main-d’œuvre ainsi que l’agriculture ont été les thématiques abordées lors de cette joute oratoire.

Organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de la région de Coaticook, l’événement a attiré tout près de 250 personnes souhaitant en apprendre davantage sur les personnes en lice pour devenir le prochain député de Saint-François.

La formule adoptée par les organisateurs offrait la possibilité à chacun des candidats de présenter ce que son parti avance dans chacune des thématiques. Bien que les échanges entre les participants aient été peu nombreux, ceux du solidaire Kevin Côté avec ses adversaires libéral et caquiste ont retenu l’attention. «Quand c’est le temps d’investir en éducation en campagne électorale, il [le Parti libéral du Québec] aurait dû le faire au cours des quatre dernières années», a-t-il lancé à Charles Poulin.

Et sur la question de l’immigration, où la Coalition avenir Québec souhaite revoir à la baisse la capacité d’accueil de la province, M. Côté a imagé que «s’il y a de la place pour six autour de la table, il y en a bien pour dix.» Ce à quoi la candidate caquiste Geneviève Hébert a répondu: «Malgré ma foi, la multiplication des pains, ce n’est pas tellement réaliste. À court terme, c’est peut-être une solution, mais à long terme, il y en a qui vont souffrir de faim.»

Les enjeux des candidats

Tout au long de la soirée, les candidats ont présenté les enjeux sur lesquels ils souhaitent travailler s’ils sont élus le 1er octobre prochain. Du côté du libéral Charles Poulin, il a identifié la pénurie de main-d’œuvre comme le principal défi dans la circonscription. «Il faut agir sur quatre plans, notamment sur l’éducation, la participation, l’automatisation et l’immigration», a-t-il fait savoir. Des investissements à la ferme-école du CIARC à Coaticook, question de mieux préparer la relève agricole aux défis de demain, la non-imposition des premiers 30 000 $ aux employés de 65 ans et plus ainsi qu’un meilleur accueil des immigrants en région font partie de son programme.

Geneviève Hébert moussera le projet d’agrandissement de l’école primaire de Compton. La candidate caquiste promet aussi de protéger le patrimoine religieux, notamment les églises de Martinville et d’East Hereford, fermées récemment, en les transformant en lieux de rassemblement pour les villages. Des ajouts au financement du Cégep de Sherbrooke et au CRIFA seront ajoutés, en plus d’une meilleure écoute des besoins en santé, notamment au GMF de Coaticook. «Dans plusieurs dossiers, on tarde malheureusement à avoir des réponses, ce qui est inacceptable de la part du gouvernement», martèle-t-elle.

Au Parti québécois, Solange Masson dit avoir rencontré de nombreux travailleurs de la santé en détresse psychologique. «Il faut que ça change», mentionne-t-elle. Son parti s’engage à revoir le processus d’immigration, question de régionaliser celle-ci. «On veut aussi travailler très fort pour le milieu agricole, qui vit de grands bouleversements. Nous allons revoir le financement et le mode actuel de taxation des terres agricoles.»

Candidat de Québec solidaire, Kévin Côté mise beaucoup sur l’accessibilité des soins de santé. «Il faut décentraliser le réseau de la santé pour favoriser les instances locales, qui sont plus au fait des besoins de la population que le gouvernement», laisse-t-il entendre. Le financement des infrastructures en éducation ainsi que la mise en place d’un réseau de distribution de produits locaux font aussi partie de ses priorités.

Finalement, le candidat du Parti vert du Québec, Mathieu Morin, s’engage à mettre l’environnement au cœur des priorités. «En allant plus loin pour l’environnement, on peut contribuer à réduire le fardeau fiscal des familles», songe-t-il. Pour y arriver, il souhaite mettre fin au règne des voitures solo, mettre en place un réseau de transport collectif gratuit et favoriser le covoiturage. Un projet de train électrique à grande vitesse panquébécois, qui aurait un arrêt à Sherbrooke, se retrouve aussi dans la plateforme du parti.

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