Un heureux casse-tête à l’école Louis St-Laurent

Par Vincent Cliche
Un heureux casse-tête à l’école Louis St-Laurent
L'école primaire Louis St-Laurent de Compton sera bientôt confrontée à un heureux problème

Alors que certaines écoles en milieu rural doivent fermer leurs portes, celle de Compton est confrontée à un tout autre problème. D’ici 2015, l’établissement Louis Saint-Laurent aura atteint sa pleine capacité et ne pourra plus accueillir de nouveaux élèves.

Cette situation peut facilement s’expliquer par le boom démographique que connaît la municipalité depuis quelques années. La hausse du nombre de Comptonois se chiffre à 10,6 %, la plus importante augmentation de population de la MRC de Coaticook. Selon le maire Fernand Veilleux, cela ne risque pas de s’estomper de sitôt. «Les gens aiment demeurer à Compton. Il y a de beaux développements qui se sont faits et il y en aura d’autres. Notre positionnement entre Coaticook et Sherbrooke nous aide également beaucoup et ce sera d’autant plus vrai avec la venue du prolongement de l’autoroute 410», indique le premier magistrat.

Incidemment, la clientèle de l’école primaire Louis Saint-Laurent est aussi à la hausse. Au cours des dix dernières années, le nombre d’élèves est passé d’un peu moins de 200 à 256 lors de la rentrée scolaire il y a quelques semaines. «Si cette tendance se maintient, nous serons confrontés à un problème. Nous n’aurons plus assez de place dans l’école actuelle pour accueillir tous ces enfants», reconnaît le directeur général de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Bernard Lacroix.

Déjà, les effets se font sentir. Le local informatique est maintenant aménagé à même la bibliothèque de l’école afin de sauver de l’espace. «Nous sommes vraiment à la limite de ce qu’on peut faire», indique le directeur de l’établissement, Normand Lapointe.

Pour remédier à la situation, la Commission scolaire a récemment présenté un projet d’agrandissement, lequel n’a pas trouvé écho auprès du gouvernement québécois. «Le problème, c’est qu’on ne répond pas à certains critères du ministère de l’Éducation, note M. Lacroix. Par exemple, il faut, dans un rayon de 20 kilomètres, avoir un minimum d’écoles vivant la même situation que nous, ce qui n’est pas le cas pour Compton. L’une des solutions proposées est de déménager certains enfants dans d’autres écoles. Cette alternative n’est toutefois pas souhaitée par aucun acteur près du dossier.»

L’école primaire de Compton est-elle donc confinée à son sort actuel? Pas tout à fait, si on en croit les dires du directeur général de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. La solution: un projet commun qui relierait plusieurs secteurs d’activités. «On en a discuté avec le ministre et député Réjean Hébert de même qu’avec la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, et ils nous ont confirmé que le projet pourrait être recevable», explique Bernard Lacroix,

La balle est maintenant dans le camp de la Municipalité afin d’identifier certains besoins. Le projet d’un Centre multifonctionnel, qui n’a pas passé le test lors d’un récent référendum, aurait pu accueillir de nouvelles classes. Ce sujet pourrait également s’immiscer dans les différents débats lors de la campagne électorale, qui couronnera un nouveau maire, le 3 novembre prochain.

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