Radio communautaire : la demande a été entendue au CRTC

Par Christian Caron

L’idée de doter la région de Coaticook d’une radio communautaire fait son chemin. Une autre étape a été franchie ces jours derniers alors que la demande de permis a été entendue au CRTC.

Selon les propos de Raynald Drolet et Yves Michaud, deux membres du conseil d’administration, le document s’appuie sur une étude sérieuse démontrant la viabilité à long terme de la station.

Incidemment, des audiences publiques sont prévues le 21 juillet prochain à Gatineau. «La programmation a été acceptée, nous aurons cinq heures de diffusion locale par des employés salariés. Des bénévoles impliqués viendront compléter la programmation», indique Yves Michaud, qui a baigné dans l’univers de la radio (CJAN) dans les années 1980. «Le plus dispendieux dans cette aventure, c’est l’achat d’une antenne de diffusion», fait valoir Raynald Drolet en précisant que celle-ci sera installée sur le Mont Goyette, là où était située celle de CFIN-FM au début des années 1980. «Si on a gardé ça très discret jusqu’ici, c’était par stratégie. Nous ne voulions pas nous affichés publiquement, de peur d’alerter la concurrence radiophonique. Nous voulions nous assurer d’obtenir la seule fréquence disponible sur le réseau», explique Raynald Drolet.

Outre Yves Michaud et Raynald Drolet, le conseil d’administration est composé de Marc Boudreau, Steve Proulx (président), Caroline Benoit et Annick Wishnowski. «En adoptant le mode coopératif, cela permettra aux gens de pouvoir s’exprimer et de voter lors d’une assemblée générale. Ce ne sera pas l’affaire d’un petit groupe seulement», insiste Drolet.

On estime à 200 000 $ la somme qu’il faudra pour assurer le fonctionnement de la station annuellement. Selon les projections établies, 40 % du financement proviendra de la publicité (locale, régionale et nationale). Des subventions récurrentes de l’ordre de 60 000 $ sont prévues. Finalement, des activités de financement devraient permettre de boucler le budget annuel. «C’est bien évident que si l’on devait se financer à 100 % de la publicité, ça ne serait pas viable. Mais avec cette formule coopérative, nous sommes confiants. Le mode coopératif nous met aussi à l’abri d’une prise de contrôle», précise Raynald Drolet.

Les deux hommes (Michaud et Drolet) se sont pointés à Acton Vale, il y a quelques mois, question de voir le fonctionnement de la radio communautaire de cette localité. Il semble que ce modèle pourrait inspirer les promoteurs. «Il y a une belle implication du milieu là-bas, c’est plaisant de voir ça», mentionne Yves Michaud. «Nous avons des lettres d’appuis du milieu, s’empresse de dire Drolet. La prochaine étape, c’est le permis. Nous pensons lancer une campagne de financement à l’automne. Dans un scénario optimiste, nous pourrions être en ondes au printemps 2010.»

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