Plusieurs églises pourraient fermer dans la MRC de Coaticook d’ici 2013

Par Christian Caron
Plusieurs églises pourraient fermer dans la MRC de Coaticook d’ici 2013
Beaucoup de travail sur la planche pour le curé Gilles Baril

Selon le plan de réorganisation des paroisses proposé par le Diocèse de Sherbrooke, plusieurs églises sont susceptibles de fermer sur le territoire de la MRC de Coaticook.

En fait, d’ici 2013, l’objectif du Diocèse de Sherbrooke est de faire passer le nombre de paroisses de 98 à 29. Si un tel objectif était atteint, la seconde question serait la suivante : quelles églises doit-on maintenir ouvertes et quelles doit-on fermer?

Le curé de l’Unité des Saint-Apôtres, Gilles Baril, vient d’être nommé coordonnateur de la région (Coaticook-Magog). Selon le plan formulé, le nombre de régions pastorales passerait de 13 à 4 dont celle de Coaticook-Magog.

Cette nouvelle région pastorale (Coaticook-Magog) englobe toutes les paroisses de l’Unité des Saint-Apôtres (St-Jean, St-Edmond, St-Luc à Barnston, St-Mathieu à Dixville et St-Herménégilde.

Elle renferme aussi les paroisses de Compton, Waterville, Martinville, Sainte-Edwidge, East Hereford, St-Malo et St-Isidore-de-Clifton.

Ajoutez à cela, les paroisses du secteur de Magog et de Stanstead.

Comme l’explique Gilles Baril, l’Unité des Saint-Apôtres deviendrait une seule paroisse alors qu’une seconde regrouperait celles de Compton, Waterville, Sainte-Edwidge, Saint-Malo, etc… «Des consultations vont se tenir, d’ici l’automne prochain, dans chacune de ces communautés afin de savoir comment celles-ci envisagent l’avenir. Combien d’églises resteront ouvertes? C’est la grande question. En tout cas, il n’est pas question de toucher à St-Jean et St-Edmond, ces deux églises-là vont bien», indique Gilles Baril.

Critères

Pour décider de fermer une église ou non, trois critères seront principalement considérés. D’abord l’état actuel du bâtiment. «Si une église nécessite des rénovations de plusieurs centaines de milliers de dollars, c’est certain qu’elle est susceptible de fermer.

L’aspect patrimonial de l’église constitue aussi un élément non négligeable. L’église de St-Herménégilde, par exemple, est un bâtiment architectural à haute teneur patrimoniale et on vient tout juste procéder à une transformation majeure. On pourrait difficilement la fermer», explique Gilles Baril.

Les états financiers de chacune des églises et le bénévolat sont les deux autres critères qui seront analysés dans ce processus de fermetures. «Le bénévolat ne doit pas reposer sur une poignée de quelques personnes seulement, il faut vraiment sentir qu’il y a un engagement profond de la part d’un grand nombre de personnes pour justifier le maintient d’une église», fait valoir le coordonnateur de région.

Celui-ci s’empresse toutefois de faire savoir qu’avant de fermer une église, il faudra préalablement lui trouver une nouvelle vocation. Gilles Baril pense, entre autres, à l’église St-Luc de Barnston qui pourrait éventuellement être acquise par la Commission scolaire des haut-Cantons qui aurait des projets pour l’occuper. Des pourparlers sont en cours. L’église pourrait être vendue aussi tôt qu’en juin prochain.

Quant aux églises de St-Mathieu de Dixville et East Hereford, il appert qu’elles sont susceptibles de fermer d’ici 2013. Géographiquement, les paroissiens de ces municipalités seraient vraisemblablement invités à se diriger vers l’église de St-Herménégilde. «Ce sont des dossiers très émotifs, reconnaît Gilles Baril. C’est comme gérer un deuil. Les émotions l’emportent souvent sur le rationnel, d’où la raison pour laquelle il devient difficile de prendre des décisions sans déplaire aux gens des différentes paroisses concernées.»

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