Patrice Simard et Alan Bryson lancent une entreprise de génétique

Par Christian Caron
Patrice Simard et Alan Bryson lancent une entreprise de génétique
Patrice Simard a confiance de voir Trans-America répondre à une demande dans le domaine de la génétique. ( Photo Christian Caron)

«Quand j’étais éleveur sur la ferme familiale à Dixville, je me sentais parfois démuni et à court de ressources sur le plan génétique. J’aurais tant aimé être mieux guidé par des spécialistes en la matière. Avec la création de Trans-America Génétique Inc., moi et mon partenaire (Alan Bryson) voulons combler cette lacune auprès des intervenants dans ce domaine. Ces paroles sont celles de Patrice Simard, lequel se sent d’attaque pour lancer cette nouvelle entreprise.

Trans-America Génétique interviendra dans trois volets distincts. Les deux hommes offriront d’abord un support technique aux éleveurs intéressés.

Ils agiront également à titre de courtier pour des produits reliés au domaine génétique.

Puis, la pierre angulaire de l’entreprise, ils consacreront des efforts au développement de divers projets. «Avec la participation de gens désireux de faire avancer la science dans cette sphère d’activités, nous voulons tester des produits, donc développer des taureaux et groupe de taureaux qui répondent aux objectifs des éleveurs et procéder à des analyses scientifiques», mentionne Patrice Simard qui a déjà commencé à sillonner les routes du Québec et de l’Ontario afin de véhiculer les bienfaits d’une telle entreprise pour l’évolution de la génétique. «Idéalement, dit-il, nous aimerions en venir à regrouper quelques 400 membres au Québec, en Ontario et dans les Maritimes.»

Cheminement

C’est un cheminement particulier qui a incité Patrice Simard à lancer cette entreprise en compagnie de son collègue Bryson.

Lorsque la ferme familiale a été vendue en 1999, il s’est retrouvé à la tête de la Ferme Piedmont (Barnston-Ouest). C’est là qu’il s’est familiarisé avec la commercialisation internationale au niveau génétique. De façon régulière, il a eu à se pencher sur les possibilités relativement aux embryons, aux taureaux, à la semence des taureaux, etc.

De fil en aiguille, notre homme a profité d’opportunités qui lui ont permis d’emmagasiner une foule de renseignements sur le plan génétique.

Pendant un certain temps, il a effectivement agi à titre de consultant au Brésil auprès de cinq importants troupeaux (Suisse brune, Holstein, etc.).

Plus tard, il s’est retrouvé à Derby Line au Vermont (USA) à la tête d’un troupeau de 3000 vaches laitières. La Ferme Cowtown est bien connue dans les environs. Un de ses spécimens a d’ailleurs été proclamée championne à l’Expo universelle de Madison au Wisconsin.

Finalement, c’est en travaillant au Centre d’insémination artificielle du Québec qu’il a pu parfaire ses connaissances tout en faisant la rencontre d’Allan Bryson.

Les deux hommes ont eu de multiples discussions ensemble et ils ont convenu de lancer cette entreprise. «C’est un cheminement de longue haleine pour nous deux. Notre expérience internationale nous amènent à penser qu’il faut être créatif et prendre des initiatives afin d’être plus efficace. La compétition vient de partout dans le monde, il faut être à l’avant-garde», fait valoir Simard.

Et ce dernier signale avec fierté que leur entreprise est bien perçue partout où ils prennent soin de la présenter, que ce soit auprès des gens de l’agriculture, des vétérinaires, des intervenants de l’agroalimentaire, etc. «Nous voulons maintenant s’entourer de gens visionnaires, des gens aguerris dans ce domaine et qui savent ce qui se passe dans le monde. C’est un milieu très compétitif, il faut constamment demeurer à la fine pointe de la technologie», d’émettre Simard.

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