Pascale Girard: un exemple de persévérance scolaire

Par Vincent Cliche
Pascale Girard: un exemple de persévérance scolaire
Pascale Girard est en train de compléter l’équivalent d’un 5e secondaire

Retourner derrière un banc d’école lorsqu’on est dans la quarantaine prend du courage. Et, du courage, Pascale Girard n’en manque aucunement.

Cette citoyenne de Saint-Herménégilde a quitté l’école lorsqu’elle était en 3e secondaire. L’appât de l’argent l’a encouragé à se trouver un boulot plutôt que d’étudier. «Ce n’était pas parce que l’école était difficile pour moi. J’aimais pourtant tout plein de matières. Cependant, je voulais aller travailler pour gagner des sous. Continuer les études, c’était hors de portée pour moi, pour des raisons monétaires.»

 

Pascale Girard a donc enfilé boulot par-dessus boulot avant de trouver un emploi stable dans une usine de la région. À l’automne 2003, une mise à pied vient secouer Mme Girard. «J’ai alors décidé de m’occuper de ma petite famille. Quatre ans ont passé et j’ai pris la décision de retourner derrière les bancs d’école. J’ai toujours été intéressée par les sciences et j’avais un rêve, celui de devenir infirmière. Il me fallait compléter mon secondaire et, par le biais d’un programme gouvernemental, je me suis réinscrite à l’école.»

 

Le retour dans une maison d’enseignement, plus particulièrement le CRIFA, a-t-il été difficile pour Mme Girard? «Pas du tout, répond-elle fièrement. Les professeurs sont exceptionnels. Ils sont là pour nous aider. Ils ont réellement à cœur notre réussite. Bien sûr, on côtoie des jeunes aussi, mais je crois qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre. Tous sont là pour réussir et font les efforts nécessaires pour y arriver. On ne se sent vraiment pas à part.»

 

Pascale Girard terminera l’équivalent d’un diplôme d’études secondaires d’ici l’été. Elle compte s’inscrire dans un programme de soins infirmiers au Cégep de Sherbrooke à compter de l’hiver prochain.

 

Un brin timide, l’étudiante a accepté une entrevue avec Le Progrès de Coaticook pour montrer qu’un retour en classes, peu importe l’âge, est toujours possible. «Il n’est jamais trop tard, surtout lorsqu’il est question d’un rêve», conclut-elle.

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