L’UPA rappelle l’importance économique de l’agriculture

Par Dany Jacques
L’UPA rappelle l’importance économique de l’agriculture
Philipp Stirnimann est président de l’UPA de Coaticook depuis moins d’un an. (photo: Dany Jacques)

Le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de Coaticook, Philipp Stirnimann, rappelle l’importance de l’agriculture d’un point de vue alimentaire, mais aussi sur le plan économique.

«Le pouvoir de se nourrir» constitue la base de la politique agricole et alimentaire de l’UPA. Ce thème repose sur une agriculture réalisée par une multitude de fermes, ancrées dans toutes les régions, fournissant à la population des aliments sains, produits dans une perspective de développement durable et d’équité.

Selon l’UPA, l’agriculture représente un secteur-clé de l’économie du Québec. Ses statistiques accordent 174 000 emplois associés à l’agriculture et à la transformation au Québec, en plus de 13 milliards en création de richesse et 3 milliards en revenus fiscaux.

La MRC de Coaticook contribue largement avec 542 entreprises agricoles qui génèrent des revenus d’environ 157 millions. La production laitière est la production porcine représentent plus de 75 % des revenus agricoles et 90 % des revenus en production animale de la MRC.

Philipp Stirnimann vante la contribution de ses membres dans la communauté. «En plus d’alimenter les gens, on dépense énormément dans la région en construisant ou en faisant réparer nos équipements, par exemple. Juste ici sur notre ferme de Sainte-Edwidge-de-Clifton, tout notre chiffre d’affaires annuel d’un million de dollars est dépensé dans la région», insiste-t-il.

Pourtant, deux fermes laitières cessent leurs activités par jour au Québec. Le nombre d’entreprises agricoles a chuté de 13 000 à 6500 au cours des dix dernières années.

Le président de l’UPA de Coaticook est conscient que l’agriculture est peut-être en déclin dans certaines régions du Québec, mais pas chez lui. Les 542 entreprises de la MRC de Coaticook demeurent un nombre assez stable depuis quelques années, et la situation est similaire sur l’ensemble du territoire estrien, comparativement au Québec. «Il y a peut-être des fermes qui ne produisent plus, mais les quotas restent, donc la production ne chute pas. De plus, ici, on est chanceux, car on a de la relève et on doit la garder», réplique M Stirnimann.

En terminant, M. Stirnimann trouve dommage que les gens oublient trop facilement la contribution de l’agriculture dans leur vie. «On génère pourtant autant de retombées économiques que des domaines comme la restauration, le tourisme ou la construction, ce n’est pas rien», laisse entendre fièrement ce représentant de 700 membres, ce qui place l’UPA de Coaticook au sommet des syndicats de base en Estrie à ce niveau.

Transformation

La transformation prend plus de plus en plus de place dans la MRC. Le nombre d’entreprises de ce secteur a augmenté de 32 % de 2004 à 2009, passant de 28 à 37. La région rassemble donc le plus grand nombre d’entreprises de transformation de l’Estrie avec 18 % des transformateurs. 43 % de ces entreprises sont tributaires du secteur des fruits et légumes.

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