Les Troubadours de la Vie célèbrent leur 35e anniversaire

Par Christian Caron
Les Troubadours de la Vie célèbrent leur 35e anniversaire
Bertrand Thibeault

L’année 2009 coïncide avec le 35e anniversaire d’existence des Troubadours de la vie et le président, Bertrand Thibeault, estime qu’il en vaut la peine de le souligner dignement.

Ainsi, un dîner bénéfice au spaghetti aura lieu le vendredi 5 juin, de 11 h à 14 h et on profitera de l’occasion pour relater la petite histoire de cet organisme dédié aux personnes handicapées.

C’est Raymond Isabelle qui fut le fondateur de ce club social, lequel a vu le jour en 1972. Homme profondément dédié à sa collectivité, Raymond Isabelle est parvenu à convaincre plusieurs intervenants de le suivre dans son sillon. Il en a d’ailleurs occupé la présidence de 1972 à 1983.

Thérèse Péloquin a assuré la transition en 1983-1984, après quoi ce fut le règne de Thérèse Marcoux qui est demeurée en poste durant plus de 20 ans (1984-2006). Celle-ci a d’ailleurs consacré une partie de sa vie à maintenir cet organisme en place. «Ce ne sont pas des handicapés, ce sont des personnes différentes», se plaisait-elle à répéter inlassablement à l’époque où elle était présidente.

Gilles Carbonneau, Thérèse Létourneau et Lilianne Mathews ont également contribué fortement à l’épanouissement de ce club dont le local est situé sur la rue Gérin-Lajoie. «Tant et aussi longtemps que les Troubadours vont exister, ce local va leur appartenir», de confier le président Bertrand Thibeault. Il fait allusion au local prêté par la congrégation St-Stevens. «Il y a des activités tous les jours ici au local. C’est un endroit pour s’amuser, c’est le lieu de rassemblement d’une vingtaine de personnes qui ont à cœur de se rencontrer. Il y a un peu de tout : du tissage au métier, des jeux de société, peinture, dessins, etc. Quand on entre ici, on a l’impression d’être sur une autre planète, l’atmosphère est complètement différente. Il n’y a pas de contrainte, pas de stress, aucune discrimination, pas d’accommodements raisonnables, pas d’horaire fixe, pas de rang social», indique le président.

Le mercredi, les membres des Troubadours sont fébriles, c’est la journée des quilles. Et pas question de remettre ça. C’est sacré!

Quand Bertrand Thibeault regarde derrière, il constate que l’année 1980, l’année internationale des handicapés, a constitué un moment important de l’histoire de ce regroupement. Cette année-là, les Troubadours ont hérité d’une camionnette pour assurer leur transport d’un point à l’autre (Troubadours Transport). Les Chevaliers de Colomb 2106 avaient activement contribué au financement, notamment en organisant un mémorable téléthon. Aujourd’hui ce service, largement bonifié, poursuit son œuvre sous le vocable Acti-Bus.

Bertrand Thibeault et les membres du comité s’efforcent de tenir l’endroit propre. Ils ont effectué des rénovations dernièrement (salle de bain, toiture, plancher, cuisine, etc.).

Il a de bonnes paroles pour ses confrères et consoeurs Guy Lebel, Gérard Beaulé, Lise Bouchard, Jacqueline Ladouceur, Gilles Carbonneau, Lucille Baillargeon, Richard Labbé, Thérèse Marcoux et Ginette Marcoux.

Au Banquier

Il va sans dire que le comité organisateur fait des pieds et des mains afin d’amasser des sous pour maintenir l’organisme en vie. Et Bertrand Thibeault a tendu une longue perche, récemment; il a effectivement réalisé une courte vidéo dans laquelle il explique la raison d’être des Troubadours. Le tout a été acheminé aux producteurs de l’émission Le Banquier. «Je sais que nos chances sont minces, tellement il y a des demandes, mais notre cause est noble, on ne sait jamais», de confier le président en se croisant les doigts.

D’ici à ce qu’une réponse surgisse, les Troubadours auront le temps de participer à quelques excursions de pêche à Baldwin.

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