Les Jeux du Canada, une source d’espoir pour Valérie Guimond

Par Vincent Cliche
Les Jeux du Canada, une source d’espoir pour Valérie Guimond
Valérie Guimond et sa fille Coralie sont heureuses d'avoir participé aux cérémonies d'ouverture des Jeux du Canada.

Valérie Guimond peut maintenant ajouter un nouveau défi à son impressionnante liste, soit celui d’avoir participé à la cérémonie d’ouverture des Jeux du Canada, à Sherbrooke, le 2 août dernier.

L’athlète en fauteuil roulant ne pouvait dire non à cette invitation. «C’est une amie, Johanne Poulin (athlète en curling adapté), qui me l’a suggéré. Elle m’a entraîné dans toute cette aventure. C’était difficile de refuser, car les Jeux du Canada sont un événement important pour notre région. Je me devais d’y être.»

La Coaticookoise au sourire contagieux a bien aimé voir les sportifs lors de ce grand rendez-vous. Ça lui a permis de se rappeler de son passage au sein de l’équipe nationale de basketball en fauteuil roulant. «J’étais sensée aller à Londres, aux Jeux paralympiques, mais un pépin de santé m’en avait empêché. Présentement, je suis en réflexion à savoir si je poursuis l’entraînement pour me tailler une place pour les prochains Jeux.»

Cette petite pause a toutefois permis à la mère de deux enfants de passer plus de temps avec sa famille. «On adore ça l’avoir avec nous», dit pour sa part la jeune Coralie, à propos de sa maman.

C’est aussi lors de cette période que cette femme de 39 ans a décroché un boulot au sein de l’organisme Moelle épinière et motricité (MEMO) Québec. Son but: créer un groupe pour les personnes à mobilité réduite en Estrie. «Le regroupement touche environ 110 personnes dans notre région. C’est important d’aller les chercher afin de briser leur isolement. Il faut les intégrer, leur dire que la maladie n’est pas un obstacle à leur bonheur.»

Pour y arriver, les gens de MEMO Québec n’auraient pas pu mieux choisir. Valérie Guimond en est l’exemple parfait. «Il ne faut pas s’empêcher de vivre à cause de notre situation. Regardez, j’ai même été aux glissades d’eau [il n’y a pas si longtemps]. J’ai même appris les rudiments du basket à des ados de la Maison des jeunes. Je fais même du tennis avec ma fille.»

Son prochain défi sera celui d’entraîner les Patriotes, une équipe sherbrookoise AA de baseketball en fauteuil roulant.

L’expérience aux Jeux du Canada aura été bénéfique pour elle, mais aussi pour sa fille. «Côtoyer les athlètes, j’espère que ça la motivera à poursuivre en patinage», conclut-elle.

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