L’Épervier renaîtra sous le regard de Pascal Dugrenier

Par Vincent Cliche
L’Épervier renaîtra sous le regard de Pascal Dugrenier
Concurrent à la Course Estrie

Le bar L’Épervier se transformera en plateau de cinéma ce samedi (16 août). En effet, le jeune cinéaste Pascal Dugrenier, qui est l’un des sept participants de la Course Estrie, a choisi cette légendaire salle de réception pour tourner un court métrage de fiction.

Pascal Dugrenier a longuement réfléchi avant d’arrêter son choix sur cet endroit. «Quand on part avec un scénario, on imagine toujours l’endroit rêvé, raconte celui qui est associé à la MRC de Coaticook dans cette course à l’image. L’Épervier correspondait vraiment à tous mes critères. Il y avait un grand stationnement. Son ambiance ne faisait ni café ni taudis. C’était l’entre-deux idéal. De plus, le fait qu’il soit fermé pour l’instant me donne une latitude incroyable. Je ne dérangerai personne.»

Quand on lui demande de raconter le sujet de sa fiction, le jeune cinéaste de 27 ans demeure pour le moins discret. «C’est en fait une réflexion sur la vie, commente-t-il. Ça raconte l’histoire d’un gars bien stressé par la vie et qui travaille sans arrêt. Lors d’un arrêt à L’Épervier, il se demande s’il doit continuer d’écrire son scénario ou aller parler à la jolie serveuse qui lui plaît.»

Va-t-il faire le bon choix? On le sera au dévoilement du film le 2 octobre prochain, au théâtre Granada de Sherbrooke.

De fiction à la réalité

Avant de se lancer dans sa fiction, Pascal Dugrenier a produit un documentaire, la première étape de la Course Estrie. Son sujet: la ferme de la famille Santschi, située à Barnston-Ouest.

Ce clan fait l’élevage de chevaux miniatures. «Je voulais transmettre à l’écran la passion que ces gens ont pour leurs animaux», raconte-t-il.

Durant deux jours à la fin juillet, il a interviewé les membres de la famille Santschi et a capté de belles images. «J’avais pour quatre heures de vidéo. Il fallait ensuite regarder le tout et sélectionner les bons plans pour que le résultat final ne dure que sept minutes. Le choix a été très difficile parce que j’avais beaucoup de bonnes prises de vue. J’ai dit bye-bye à mon bébé le 1er août», dit-il en riant.

Participer à la Course Estrie est en fait un rêve pour ce passionné de cinéma. «Pour moi, cet événement me permet de voyager vers une grande expérience. On a la chance de réaliser de courts métrages avec un budget. Ça nous permet de nous lancer à fond dans le projet. C’est aussi une belle occasion de se faire connaître», résume-t-il.

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