Léon Jacques sort enfin d’un long calvaire

Par Dany Jacques
Léon Jacques sort enfin d’un long calvaire
Photo garage léon jacques

Léon Jacques sort enfin d’un long et coûteux calvaire qui a fait presque fermer son entreprise de récupération des métaux du 9e rang, à Coaticook. Lui et sa famille crient haut et fort que le commerce n’est pas fermé, même s’il est passé à deux doigts de tout abandonner.

Récemment, la Ville et la MRC de Coaticook ont légalisé toutes les vocations commerciales de ce commerce, qui n’avait jamais eu de problèmes, ni de plaintes, depuis son ouverture en 1980.

 

La plainte d’un voisin pour bruit a failli tout faire basculer en raison d’un litige juridique qui s’est mis en branle en 2004 avant de prendre fin au début de l’été 2010.

 

Rappelons que l’entreprise de Léon Jacques a ouvert ses portes dans l’ancienne municipalité de Barford dans un secteur zoné blanc. Les autorités du moment lui ont tout de même accordé un permis pour administrer son garage commercial, en plus d’autoriser deux agrandissements.

 

La fusion avec Coaticook a toutefois modifié le paysage avec l’arrivée d’une vocation résidentielle sur son terrain, même si la municipalité précédente, ainsi que la CPTAQ, avaient précédemment autorisé son exploitation en raison de la présence de terres agricoles non cultivable. La Ville a néanmoins concédé, à l’époque, une forme de droits acquis, autorisant six agrandissements de bâtiments.

 

Puis vient la plainte du voisin qui a mené à un jugement imposant la fermeture presque complète du commerce en mai 2009. Le nombre d’employés est alors chuté de 12 à 4 à temps plein. Les appels ont été refusés, mais la famille Jacques a poursuivi son combat en retournant au conseil municipal de Coaticook, l’automne dernier.

 

Une négociation rapide a permis d’harmoniser les règlements permettant de conserver les vocations commerciales du commerce, principalement pour son centre de récupération des métaux en provenance d’autos et d’origines diverses. La famille a aussi acheté la propriété du plaignant, le printemps dernier, pour régulariser la situation. «Ç’a été extrêmement difficile et j’ai failli tout lâcher, mais je suis resté debout pour mes enfants, qui travaillent avec moi», dit-il fièrement.

 

Aujourd’hui, Pièces d’autos usagées Léon Jacques embauche sept personnes à temps complet et espère retrouver son total de 12 dès qu’il aura repris sa vitesse de croisière.

 

Chantal Jacques espère aussi faire tomber de vieux préjugés entourant les centres de récupération de voitures, plus connus sous le nom de cours à «scrap». «On est loin de polluer, car les inspecteurs du ministère de l’Environnement n’ont jamais constaté de problèmes lors de leurs visites. De plus, nous sommes obligés de récupérer de nombreux produits comme les huiles, le plomb et le mercure», tient-elle à préciser.

 

Mme Jacques rappelle aussi que les métaux prendraient peut-être la route de l’enfouissement si des entreprises comme la sienne n’existaient pas.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires