Le défi du supermarché IGA: recycler 340 tonnes de déchets

Par Patrick Trudeau
Le défi du supermarché IGA: recycler 340 tonnes de déchets
Le copropriétaire du IGA Coaticook Dominic Arsenault est très fier du programme de récupération implanté à son supermarché. (photo: Patrick Trudeau)

Le supermarché IGA Coaticook a pris un virage résolument vert, il y a un peu plus de six mois, en instaurant un véritable programme de récupération et recyclage de ses déchets.

Le défi était de taille: comment gérer 340 tonnes métriques de rebuts annuellement et surtout, s’assurer que 85 % de cette «marchandise» prenne un autre chemin que celui du dépotoir.

Après une demi-année d’opération, la direction semble vouloir crier «mission accomplie». Les 115 employés ont emboîté le pas et les nombreuses initiatives sont maintenant bien implantées dans les différents quarts de travail. «Il y a toujours des gens qui sont un peu réfractaires au changement, mais je dois dire que ce fut très bien accepté chez nous. Cette nouvelle philosophie de récupération fait dorénavant partie de notre processus d’embauche», explique le copropriétaire du IGA Coaticook, Dominic Arsenault.

Faciliter l’accès aux bacs

Toute initiative environnementale se butte habituellement à deux facteurs: le coût et la facilité d’opération. Du côté du IGA, on a compris que la réussite passait inévitablement par ces deux réalités.

Dans chaque département, on a installé trois types de bacs, un blanc pour les matières compostables, un bleu pour les matières récupérables (papier, carton, plastique, verre et métaux) et un gris-noir pour les déchets ultimes (qui vont vers le dépotoir).

Ceux-ci sont par la suite acheminés à l’arrière du magasin, où l’on retrouve notamment un compacteur à carton et une soute pour le compostage. Pour ce qui est des bacs gris, leur contenu doit être expédié à l’extérieur. «On veut que nos méthodes alternatives soient plus faciles que de jeter», fait valoir Dominic Arsenault. «On réussit également à vendre nos piles de carton compacté. Ce n’est pas un très gros montant, mais ça permet de payer le coût de notre compacteur», ajoute-t-il. À 28 ans seulement, M. Arsenault compte plus de 15 années d’expérience de travail dans le domaine des épiceries. En plus de représenter la génération montante, il occupe la présidence de l’Association des détaillants en alimentation de l’Estrie. On le comprend donc de vouloir faire adopter des méthodes innovatrices. «On essaie de mettre de la pression sur nos fournisseurs afin qu’ils éliminent les contenants de styromousse au profit des contenants en plastique, donne-t-il en exemple. Mais on n’aurait jamais fait tout ça sans l’appui de la MRC et de la Ville de Coaticook. Notre MRC et notre ville sont très pro-actives en matière d’environnement», a-t-il louangé.

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