La survie de l’église St. James au cœur d’une discussion

Par Vincent Cliche
La survie de l’église St. James au cœur d’une discussion
Jeanmarc Lachance oeuvra au sein de la nouvelle Société d'histoire de Compton.

Inutilisée par la communauté anglicane depuis l’automne dernier, l’église St. James de Compton se cherche une nouvelle vocation. Un comité de sauvegarde a d’ailleurs été créé afin de trouver une solution pour que ce bâtiment ne devienne un éléphant blanc.

Que pourrait-on faire de cet édifice situé tout près d’un cimetière, sur le chemin Cochrane? Une salle à usages multiples, un centre d’interprétation sur l’histoire de Compton, une nouvelle bibliothèque? Voilà quelques-unes des idées qui ont été lancées lors d’une rencontre d’informations sur le sujet, tenue hier soir (6 juin), et à laquelle ont participé une quarantaine de personnes.

Bien que la Fondation du patrimoine religieux du Québec ne reconnaisse aucune grande valeur patrimoniale au bâtiment construit en 1887 et dont le clocher a notamment été retouché, le milieu de Compton et le comité sont d’avis contraire. «On sent une réelle préoccupation des citoyens», dit l’un des membres du comité de survie, Jean-Marc Lachance. On s’investit tout de même pour sauvegarder l’édifice et lui donner une nouvelle vocation tout en sachant qu’on ne pourra compter sur les subventions de cette Fondation.»

Qui pourrait alors piloter un tel projet? La Municipalité, peut-être. Mais, tout porte à croire qu’un organisme à but non lucratif pourrait être à la barre de la nouvelle vocation.

Avant de donner une nouvelle vocation au bâtiment, l’église St. James fera l’objet de travaux essentiels pour réparer sa cheminée et quelques ouvertures de son toit. Les sommes proviendront du Fonds d’urgence pour le patrimoine religieux de la MRC de Coaticook. Ceux-ci sont toutefois infimes comparés aux rénovations que doit subir l’établissement au cours des prochains mois. «Il va falloir s’attaquer au solage et tout refaire le sous-sol, signale M. Lachance. Des travaux sont aussi à prévoir au clocher.»

La facture pourrait grimper jusqu’à 300 000 $, ce qui pourrait malheureusement être un frein pour certains groupes de revitaliser cette église.

Dans toute cette démarche, la communauté anglicane, qui compte une quinzaine de familles à Compton, a demandé à ce qu’une partie du projet comporte un lieu de culte pour la célébration de mariages ou de baptêmes.

En collaboration avec l’architecte Rémi Petit, les membres du comité de sauvegarde de l’église St. James donneront suite à la rencontre en mijotant les idées lancées lors d’un caucus le 20 juin prochain.

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