Ferrotech Ménard a le vent dans les voiles

Par Christian Caron

Pendant que l’incertitude règne dans plusieurs industries et que d’autres doivent procéder à des coupures de personnel, l’usine Ferrotech Ménard inc de Coaticook a le vent dans les voiles. Tant et si bien que le propriétaire, Yves Ménard, s’apprête à aller de l’avant avec un investissement de 1,5 M $ pour ses locaux de Coaticook et Compton.

À Compton, les locaux étaient devenus trop étroits pour les opérations de coupe et de transformation de métaux. Solution : un agrandissement de 2000 pieds carrés. Coût de la facture : 250 000 $. Cet investissement englobe l’achat de quelques équipements de production.

Cette transformation de l’usine a nécessité l’embauche de trois travailleurs au cours des derniers mois à Compton et on a bon espoir d’en recruter quatre autres dans un avenir très rapproché. À Coaticook, Ferrotech profitera de l’année 2007 pour injecter une somme de 1 250 000 $ dans l’achat d’équipements de haute précision. Ces équipements viennent tout juste d’être livrés et installés dans les locaux à Coaticook. Un technicien était d’ailleurs sur place, mercredi, afin d’informer le personnel sur le fonctionnement sur ce centre d’usinage «variaxes» (5 axes) à la fine pointe de la technologie. D’autres pièces complémentaires ont aussi été achetées du Japon. «Ce sont des équipements de luxe. C’est un investissement à long terme. Avec ce centre d’usinage, il nous sera possible de réduire notre prix de revient à l’usine tout en optimisant les procédés d’usinage», explique fièrement Yves Ménard.

En bout de ligne, ces équipements vont activer la rapidité et la capacité de production. Et n’allez pas penser que l’aménagement d’un centre d’usinage va éliminer des emplois. Au contraire. Quatre employés ont été engagés depuis le mois de novembre et deux autres seront engagés au cours des prochaines semaines.

Clientèle grandissante

Ferrotech mise sur une clientèle grandissante qui provient d’un peau partout au Canada et des Etats-Unis. «On dessert de plus en plus d’états américains, d’émettre Yves Ménard en énumérant le Kentucky, le Massachussets, l’Indiana, la Virginie, le Vermont, le New Hampshire, le Missouri, etc. Les commandes augmentent sans cesse et nous rehaussons notre crédibilité d’année en année.»

Chez Ferrotech Ménard, on pense désormais posséder les équipements requis et l’expertise pour percer les secteurs de l’aérospatial et le secteur de l’électronique. «Avec ces nouvelles acquisitions technologiques, nous sommes maintenant en mesure de concurrencer les Chinois. Cette valeur ajoutée va nous permettre de faire un pas en avant», ajoute le principal intéressé.

Des pas en avant, Ferrotech Ménard en a réalisé au cours des quatre dernières années. Dans ce court segment, le chiffre d’affaires a augmenté de 20 % par année. Il se chiffrait à 4,2 M $ en 2004 pour atteindre 4,9 M $ en 2005. L’année dernière (2006) il franchissait la barre des 6 M $ tandis qu’il dépassera les 7 M $ en 2007. Croissance foudroyante!

Voilà une usine qui ne risque pas de mettre des employés au chômage dans un avenir rapproché. Des employés heureux puisque le principe de participation aux profits génère de l’enthousiasme auprès de ceux-ci. «C’est stimulant pour eux et c’est une façon de les inciter à produire de la qualité. D’ailleurs, nous nous assurons de toujours leur procurer toute la formation nécessaire à l’évolution de nos produits.»

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