Élan de générosité pour soutenir un jeune coaticookois

Par superadmin
Élan de générosité pour soutenir un jeune coaticookois
Jeffrey Belleville a mis ses cheveux à l’encan pour soutenir son cousin Karl atteint de l’amyotrophie spinale.

Plusieurs personnes se sont livrées à un élan de générosité pour soutenir le jeune Karl Belleville de Coaticook, le 3 mars dernier au Bar chez Slim, alors qu’un montant inespéré de 2434 $ a été amassé lors d’un encan où les rastas étaient à l’honneur.

Dans le but d’appuyer son cousin qui a été diagnostiqué il y a près d’un an de l’amyotrophie spinale, une maladie génétique dégénérative, Jeffrey Belleville a décidé de mettre ses cheveux à l’encan qu’il n’avait pas coupés depuis sept ans. En tout, les participants devaient miser de l’argent sur chacun des 27 «dreads» qui étaient en jeu.

Celui qui croyait amasser près de 300 $ dans le meilleur des scénarios aura finalement recueilli huit fois plus d’argent qu’il espérait, grâce à la générosité incroyable de ceux qui ont pris part à cette activité. Face à ce succès, il a décidé de remettre la moitié à la Fondation des maladies du cœur étant donné que son frère est lui aussi atteint d’une maladie cardiaque très grave, et l’autre à son cousin.

Pour la mère de Karl, Manon Nadeau, les mots sont insuffisants pour décrire à quel point elle est touchée par cette grande solidarité. «Je tiens à remercier du fond du cœur tous ceux qui ont contribué à faire de cette soirée un souvenir unique dans nos cœurs, affirme-t-elle la voix tremblante. Grâce à tout cet amour, Karl sait qu’il peut croire en la vie, l’amour et l’amitié. Et pour une maman, il n’y a rien de plus cher de savoir que son enfant pourra réaliser ses rêves.»

Car Mme Nadeau est bien consciente que son fils ne peut plus remettre à demain ce qu’il peut faire aujourd’hui, car ses muscles se détérioreront progressivement avec le temps. «Les personnes atteintes de l’amyotrophie éprouvent plusieurs difficultés dans leur quotidien, comme à marcher, courir, monter les escaliers ou se lever lorsqu’ils sont assis par terre. De plus, la douleur est très présente et personne ne peut dire combien de temps ils réussiront à marcher. C’est très pénible physiquement et mentalement.»

La mère souhaite également offrir un merci bien spécial à deux professeurs de l’école secondaire La Frontalière, soit Jean-François Auger et Mario Guimond, car ce sont eux qui ont remarqué chez Karl un comportement anormal lors de ses cours d’éducation physique. «Ces deux hommes ont fortement insisté auprès de mon fils pour qu’il aille consulter un spécialiste. C’est à ce moment que le diagnostic est tombé. Sans leurs observations, peut-être qu’on ne saurait rien encore aujourd’hui. Et qui sait tous les moments précieux que nous aurions pu passer à côté», conclut Manon Nadeau, visiblement reconnaissante.

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