Compton met les cartes sur table

Par superadmin

L’assemblée générale d’information sur le projet du centre multifonctionnel à Compton s’est déroulée dans le calme, le 1er février dernier, malgré quelques grincements de dents et la présence de près de 300 personnes. La soirée, organisée par les promoteurs du projet, avait pour but d’expliquer à la population comptonoise les besoins du village en matière de bâtiment de services publics et comment les plans répondent à ceux-ci.

De prime abord, l’hôtel de ville est difficilement réparable, car plusieurs signes révèlent que la structure du bâtiment est affaiblie. Par exemple, le toit s’affaisse. «C’est le signe que la structure est moins forte», a dit l’architecte David Leslie.

Le spécialiste a ensuite expliqué que le toit pousse les murs vers l’extérieur. Cette marque est visible en regardant le tour des fenêtres par l’intérieur. «C’est le signe que le bâtiment veut ouvrir», a expliqué M. Leslie. Il a ensuite ajouté que le plancher de l’étage ainsi que l’escalier ne sont pas au niveau et, à cause de cela, «c’est évident qu’il y a un grand mouvement au niveau structurel».

Selon l’architecte, l’accessibilité aux handicapés est plus symbolique que fonctionnelle. En effet, la pente de la rampe d’accès extérieure est trop abrupte. Aussi, le seuil de la porte pour entrer dans l’hôtel de ville est trop haut pour qu’une chaise roulante puisse passer. Il y a également des lacunes avec les toilettes. Pour sa part, le maire Fernand Veilleux a témoigné qu’il «n’est pas toujours facile pour les personnes âgées de monter à l’étage pour payer leurs comptes.»

Les normes de sécurité exigent deux sorties. Or, l’hôtel de ville n’en possède qu’une. Il serait difficile d’en ajouter une deuxième à l’arrière pour des raisons de normes, de la structure du bâtiment et de la géographie des lieux.

Le bâtiment actuel possède plusieurs autres lacunes comme le fait qu’elle n’a pas d’accueil ni d’endroit pour entreposer adéquatement ses archives. En effet, les archives de la ville sont présentement entreposées à Coaticook. En outre, en raison de l’accroissement des attaques dans les mairies, la sécurité de l’hôtel de ville doit être augmentée.

Dans un autre ordre d’idées, puisque le Québec subit de plus en plus de catastrophes naturelles, le gouvernement demande l’implantation de centres d’urgence, c’est-à-dire la construction d’un lieu qui sera en mesure d’accueillir les habitants en cas d’évacuation causée par un verglas, une tornade… Compton ne possède pas de tels lieux.

La bibliothèque, qui se trouve dans le centre communautaire, ne peut mettre à la disposition des usagers tous les livres qu’elle est en mesure de prêter ni tous les services qu’elle est en droit d’offrir (et qu’elle est supposé offrir pour répondre à certaines normes). Ceci s’explique par l’exiguïté des lieux et par le poids des livres. «À l’époque, c’était prévu pour des classes avec des p’tits bouts et non pas des murs et des murs de livres», a déclaré Bertrand Gagnon, personne très impliquée dans la communauté et membre du Club Lions de Compton.

L’intérêt de centraliser tous les services communautaires a aussi été abordé. Le fait de situer tous les services communautaires au centre du village, à l’intersection des deux artères majeures, met ces services très à la vue et met les gens en contact avec eux constamment. Caroline Pilote, responsable de la bibliothèque, a stipulé : «Il y a l’importance de la centralisation au centre du village et non à 2 ou 3 km d’ici. Ce serait beaucoup trop loin pour les groupes scolaires et pour les garderies; pis même pour les personnes âgées qui se déplacent à pied autour. Aussi, une meilleure visibilité est importante. Je suis certaine que du monde ici ne savait même pas où est la bibliothèque de Compton».

D’autres réactions à venir.

Par Josée Marie-Lise Robillard

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