Cabico supprime 90 emplois temporairement

Par Vincent Cliche
Cabico supprime 90 emplois temporairement
L’entreprise Cabico doit supprimer 90 emplois de façon temporaire. Ces mises à pied seront effectives le 15 septembre prochain. (photo: Vincent Cliche)

Mauvaise nouvelle dans le secteur manufacturier de la région coaticookoise. Cabico, une entreprise qui se spécialise dans la fabrication d’armoires de cuisine, mettra à pied de façon temporaire tout près de 90 travailleurs.

Les employés ont appris la malheureuse nouvelle le 8 septembre dernier, alors que la direction leur a annoncé ses intentions. Les mises à pied seront effectives à partir du 15 septembre. Les employés de l’usine sont principalement touchés. Toutefois, quelques emplois au niveau administratif seront également supprimés.

Le président de l’entreprise, Alain Ouzilleau, explique ces coupures par la perte de confiance du marché américain. «Les États-Unis sont en pleine crise hypothécaire et on construit moins dans tous les États, note-t-il. La confiance des consommateurs est minée et ça nous impacte grandement. De plus, la forte valeur du dollar canadien représente une contrainte additionnelle.»

Environ 90 % des unités de Cabico sont exportées au pays de l’Oncle Sam.

Pour contrer ce phénomène, M. Ouzilleau souhaite pénétrer davantage le marché américain dans des zones comme le Midwest et des États comme le Colorado. «On va tout faire pour contrer le marché stagnant», mentionne-t-il en laissant entendre que l’entreprise pourrait se tourner vers le créneau de la rénovation.

Au 15 septembre prochain, la compagnie Cabico emploiera 240 personnes. Contrairement à la restructuration majeure de janvier dernier, les postes sont supprimés de façon temporaire, assure le président de l’entreprise. «Le but, c’est de retrouver le chemin de la croissance. Avec les usines qu’on a, on peut sortir 2500 unités, alors qu’aujourd’hui, il n’en sort que 1200. Notre équipe des ventes s’assure de remplir notre carnet de commandes. On veut que cette situation soit réglée le plus tôt possible, car ce sont de bons travailleurs et on veut les rapatrier le plus tôt possible.»

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