Agrandissement de 2,1 M $ du lieu d’enfouissement à Coaticook

Par Vincent Cliche
Agrandissement de 2,1 M $ du lieu d’enfouissement à Coaticook
Les citoyens n'auront plus accès aux installations de la Régie intermunicipale de gestion des déchets jusqu'à nouvel ordre. Seules les collectes municipales se poursuivront. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Archives/Vincent Cliche)

La Régie intermunicipale de gestion des déchets solides de la région de Coaticook mijote un projet d’expansion de son lieu d’enfouissement technique. Cet agrandissement pourrait coûter jusqu’à 2,1 millions de dollars.

Les 20 municipalités membres de la Régie votent ces jours-ci sur l’autorisation d’un emprunt pour financer l’initiative. La Ville de Coaticook a donné son accord lors de sa dernière assemblée du conseil, tenue le 11 mars dernier.

Le président de l’organisme qui gère les activités du site, Jean-Claude Daoust, mentionne que la première cellule du lieu d’enfouissement technique a atteint sa fin de vie utile. «Il est maintenant important de mettre en place les deuxième et troisième cellules pour poursuivre nos activités, insiste celui qui est également conseiller municipal à Saint-Herménégilde. Le coût relié à cet agrandissement peut sembler élevé, mais on parle ici d’un lieu et non d’un simple site d’enfouissement. Chacune des cellules est imperméable, afin d’éviter que le lexiviat ne s’échappe. On possède également notre usine de traitement des eaux depuis 2009.»

L’appel d’offres a donc été lancé pour un prix unitaire. Il devrait être ouvert à la fin mars. «On va voir s’il en vaut la peine d’ouvrir la troisième cellule, tant qu’à avoir tout l’équipement et les ressources humaines en poste pour la seconde. On parle d’un coût d’au maximum 2,1 millions de dollars. Pour chacun de nos projets précédents, on a toujours été sous l’estimé de départ», note fièrement M. Daoust.

Lors de l’ouverture de la première cellule, les pronostics lui donnaient une durée d’environ cinq ans. Aujourd’hui, on parle d’une longévité de 20 à 35 années. «Ça s’explique en grande partie avec la réduction du nombre de déchets envoyés à l’enfouissement. Les gens recyclent de plus en plus, font du compost et utilisent les services de récupération, comme ceux de la Ressourcerie des frontières. D’ailleurs, la Régie a récemment remporté un prix en environnement pour tous ses efforts dans ce domaine.»

Même si le prêt est entièrement sous la responsabilité de l’organisme, en bout de ligne, les citoyens devront tout de même payer la note, via leur compte de taxes. Depuis l’ouverture du lieu d’enfouissement technique en décembre 2007, on utilise la notion d’utilisateur-payeur. «Les Municipalités paient maintenant au prorata de ce qu’elles envoient à l’enfouissement. Pour éviter de payer davantage pour ce service, le citoyen peut toujours faire sa part en recyclant, en faisant du compost», admet Jean-Claude Daoust.

Le début des travaux est prévu cet été.

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