Travailleurs étrangers temporaires: la Chambre de commerce de Coaticook souhaite un assouplissement des règles
ÉCONOMIE. La Chambre de commerce et d’industrie de la région de Coaticook (CCIRC) demande à ce que le gouvernement assouplisse les règles en matière d’accès aux travailleurs étrangers temporaires.
Le regroupement économique a tenu une rencontre à laquelle ont participé plusieurs entreprises et des représentants politiques, lundi dernier (7 juillet). “Nos partenaires se sentent floués par les changements apportés qui réduisent le pourcentage de ces travailleurs permis dans une entreprise de 30 à maintenant 10 % du total des employés, déplore la CCIRC par voie de communiqué. Dans les dernières années, ils ont pourtant été fortement encouragés à recruter à l’international, ce qu’ils ont fait à grands frais, par l’embauche de consultants spécialisés, par le temps investi par les dirigeants et les équipes pour accueillir les travailleurs et par l’accompagnement offert dans la gestion du logement, de l’apprentissage du français en entreprise et autres démarches plus larges d’intégration dans les milieux de vie. Les changements au niveau des règles permettant l’embauche de travailleurs étrangers mettent en péril les investissements réalisés [dont la robotisation, le développement de marché ou des agrandissements] puisqu’ils ont été faits en considérant la main-d’œuvre étrangère dans leurs opérations.”
Un constat qui s’applique aussi bien aux entreprises industrielles qu’agricoles ou commerciales, précise la Chambre de commerce.
Bien que les restrictions soient moins marquées pour le milieu agricole, les craintes sont aussi importantes. D’ailleurs, le secteur de la transformation est forcé de réduire le pourcentage des travailleurs étrangers de 30 % vers 20 % des employés totaux. L’Union des producteurs agricoles (UPA) de l’Estrie estime qu’environ 200 de ces travailleurs sont présents au sein des entreprises agricoles de la MRC de Coaticook.
Vu ce constat, la CCIRC propose qu’une clause “grand-père” soit appliquée pour les travailleurs déjà en place pour les entreprises. “Les entreprises aviseront à s’ajuster à la nouvelle volonté collective migratoire, mais demandent de ne pas mettre en péril leur prospérité en échange. Cette demande est essentielle pour les milieux ruraux comme celui de la MRC de Coaticook”, estime-t-on.
On souhaite également une exemption pour certains types de travailleurs à bas salaire ainsi qu’une exclusion de toute la portion du territoire de la MRC de Coaticook de la région métropolitaine de Sherbrooke. Cela aura un impact sur le niveau du traitement de demandes d’évaluation de l’impact sur le marché du travail. Elles ne sont plus traitées si le taux de chômage atteint 6 %, alors qu’il est présentement à 4,5 % dans la région métropolitaine de Sherbrooke.
Les entrepreneurs peuvent également participer à un sondage sur le sujet. Celui-ci est disponible sur le site internet de la Chambre de commerce et d’industrie de la région de Coaticook.
