La flotte de véhicules pose problème aux projets de développement d’Acti-Bus
TRANSPORT. La nouvelle administration d’Acti-Bus a des projets de développement plein la tête. L’état actuel de la flotte de véhicules freine cependant les ardeurs des dirigeants.
“Ce n’est pas compliqué, ça prendrait un investissement majeur d’un demi-million de dollars, constate la directrice générale de l’organisme, Nathalie Blais, qui est entrée en poste à la fin du mois d’avril. Ça correspond à trois nouveaux véhicules pour remplacer ceux qui devraient être retirés.”
Malgré ce besoin, Acti-Bus a récemment dévoilé des chiffres encourageants en lien avec son offre de services. En avril dernier, 2222 transports ont été réalisés. Près des deux tiers de ceux-ci proviennent du service interurbain offert aux étudiants et travailleurs en direction de Sherbrooke. Si on ajoute les données du transport à la demande, on touche plus de 600 usagers uniques. “C’est très bon, avance Mme Blais. On a des statistiques plus intéressantes que les services de transport qui sont offerts au Haut-Saint-François ou encore à Magog.”
Tout ça fait croire à la nouvelle directrice générale qu’il y a place au développement. “Lorsqu’on regarde notre offre interurbaine, on dessert de nombreux étudiants qui vont au Cégep de Sherbrooke. Il n’y a pas seulement cette institution qu’on pourrait desservir. Il y a des écoles privées, l’Université Bishop’s. Je suis certaine qu’il y a beaucoup de parents qui vont mener leurs enfants vers ces écoles. Si on faisait connaître le service, il serait très apprécié, j’en suis certaine.”
Même chose pour le volet médical. “Présentement, on accompagne deux personnes en soins d’hémodialyse. On pourrait en faire davantage la promotion, s’assoir avec les gens de ces départements et remettre des dépliants.”
L’étalement urbain est également un enjeu. “Compton est pratiquement une banlieue de Sherbrooke”, reconnaît le président d’Acti-Bus et maire de Martinville, Michel-Henri Goyette.
L’élargissement des plages horaires en soirée et lors des week-ends est aussi sur la table. “Toute décision devra être approuvée par la MRC [qui gère les dossiers de transport dans la région]. Le transport, c’est 100 % politique. On ne peut pas, par exemple, augmenter le prix de nos billets sans l’aval du conseil des élus”, rappelle M. Goyette.
ENVIE DE DÉFIS
La nouvelle directrice générale d’Acti-Bus adore les défis. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle a appliqué sur ce poste. “L’organisme a un énorme potentiel. On est vraiment assis sur une mine d’or”, image Nathalie Blais.
“La région m’attire aussi. Coaticook et sa région sont synonymes d’entraide, poursuit-elle. On le voit entre les organismes et les différents partenaires. C’est tissé serré, mais on y offre une belle souplesse.”
Auparavant, Mme Blais a travaillé au sein des ressources humaines dans le secteur manufacturier et a été directrice d’une banque alimentaire dans le Haut-Saint-François, un volet près de la philanthropie.
