Coaticook: trois élèves du Collège Rivier se démarquent par leur persévérance

ÉDUCATION. À première vue, Lydia Gagné, Isaac Lafortune et Ethan Vachon ont des parcours scolaires relativement différents. Ces trois élèves du Collège Rivier sont toutefois unis par un même sentiment, celui de la persévérance.

À l’aube des Journées de la persévérance scolaire, qui auront lieu du 12 au 16 février prochain, Lydia, Isaac et Ethan ont bien voulu raconter leur histoire, malgré les quelques embûches qui se dressent devant eux. Tranquillement, ils choisissent leur siège, et ce, dans la salle où les technologies ne sont pas permises. On n’est donc pas surpris de voir des casse-tête ou encore un jeu d’échecs sur les différentes tables qui meublent la pièce. 

Alors, comment vont leurs études? « C’est correct, avoue candidement Isaac Lafortune. Secondaire 4, c’est une grosse année, j’en suis conscient. J’ai pas mal plus d’efforts à mettre dans mes cours pour être bien préparé à ma dernière année du secondaire. En général, ça ne va pas si pire. »

Cet élève de 15 ans poursuit sur son élan de franchise. « Est-ce que je suis dans les premiers à terminer mes travaux? Jamais. Je le fais à mon rythme. Ça me prend peut-être un peu plus de temps que les autres pour terminer, mais quand j’accomplis mon travail, je m’applique et il est bien fait. En plus, je le fais dans la bonne humeur », lance-t-il avec le sourire.

Quant à Lydia Gagné, elle a fait le grand saut du primaire au secondaire, lors de la dernière rentrée. L’adaptation s’est quand même faite naturellement, selon ses dires. « Je travaille à mon rythme et je n’hésite pas à aller en récupération si j’en ai besoin. Je suis une élève méthodique et organisée. Ça m’aide beaucoup dans certaines matières où j’ai un peu plus de difficultés. »

À la mi-parcours de ses études secondaires, Ethan Vachon dit avoir quelques problèmes d’apprentissage en anglais et en histoire. « Je ne lâche pas, mentionne-t-il, d’un air déterminé, mais aussi quelque peu gêné. J’adore l’éducation physique. Ça m’accroche un peu. J’aime le basket, le ballon chasseur. C’est une façon pour moi de me dépasser, de me défouler. »

NE PAS ABANDONNER… MÊME À L’EXTÉRIEUR DES CLASSES

Cette attitude de ne pas abandonner malgré les difficultés, les trois adolescents l’ont également adoptée dans leur vie de tous les jours. 

À commencer par Ethan, qui, hors des heures de cours, travaille sur une plantation de cèdres, en plus de s’occuper de ses propres cultures. « Mes parents diront que j’aime beaucoup l’argent », raconte-t-il en riant. 

« Ça fait que j’ai des saisons un peu plus occupées que les autres. C’est une belle motivation pour moi. Je sème des citrouilles, des courges et un peu de carottes au printemps, puis je les revends plus tard en saison. »

Le jeune entrepreneur ne l’a cependant pas eu facile l’an dernier. « Il y a eu beaucoup de pluie et presque tous mes légumes ont pourri. Quand je voyais que ça ne s’améliorait pas, ça me rendait triste. J’en ai tiré une leçon. Je ne me laisse pas décourager. Et j’essaie d’être comme ça à l’école aussi. »

Ce n’est donc ni une mauvaise récolte ni une moins bonne note qui fera baisser les bras de celui qui souhaite poursuivre ses études au CRIFA, une fois son secondaire terminé.

Isaac aimerait bien être comédien plus tard. « Ma mère fait partie de la troupe des Scèneux du Pavillon. Je l’ai souvent vue jouer et, chaque fois, j’ai apprécié. Moi aussi j’aimerais faire ça. Je pense bien avoir le talent et être capable de jouer certaines émotions, faire des personnages qu’on aime, qu’on déteste et qu’on aime détester. »

Celui qu’on peut aussi entendre parfois au micro de la radio coopérative lors de certaines chroniques a bien hâte de débuter l’option théâtre dans quelques jours. 

Contrairement à ses collègues, Lydia a peut-être un peu plus de temps pour déterminer ce qu’elle veut faire plus tard. Avec des parents qui baignent dans le milieu agricole, ce ne serait donc pas impossible qu’elle emprunte cette voie. Chose certaine, elle a de bons mots pour les professeurs qui l’entourent. « Ils sont là pour nous aider, nous supporter. Ça peut être dans nos cours ou même pour notre moral. C’est quelque chose que j’apprécie », conclut-elle.