Une ferme de Compton rasée par les flammes

Par Vincent Cliche
Une ferme de Compton rasée par les flammes
Une ferme de Compton a été la proie des flammes

Les flammes ont eu raison de la Ferme A.S. Kamadra, située à Compton, hier soir (30 octobre). Au total, tout près de 600 moutons ont perdu la vie à l’intérieur du tragique incendie.

Une quinzaine de sapeurs de la région ont été appelés pour combattre les flammes, qui ont pris naissance vers 21 h 50. «Ç’a été très difficile à contrôler, signale le capitaine du Service incendie de Compton, Yanik Paré. Le feu était éclaté sur l’ensemble des bâtiments. Ç’a nous a pris trois heures à le maîtriser. Nous sommes restés jusqu’à 7 h ce matin (31 octobre) pour nous assurer que tout était éteint.»

Pour le moment, il est difficile d’identifier la nature du sinistre. «On cible une cause accidentelle», précise M. Paré.

On évalue les dommages de cet incendie à plus de 800 000 $.

«J’ai tout perdu»

Propriétaire de la Ferme A.S. Kamadra, Alain Dion, semblait dévasté lorsque Le Progrès de Coaticook l’a interviewé quelques minutes après le départ des pompiers. «J’ai tout perdu, a-t-il indiqué, la voix tremblante et remplie de trémolos. C’est mon gagne-pain. J’y ai mis mon cœur, mon amour. J’ai tout mis ce que j’avais et là, j’ai tout perdu.»

L’incendie a rasé la bergerie, qui abritait les moutons, et le hangar où étaient rangés les équipements et les tracteurs. Selon le principal intéressé, il sera difficile de repartir son entreprise. «Ce sont les chiffres qui vont parler, insiste celui qui est à la barre de la bergerie depuis une quinzaine d’années déjà. Il va falloir que je rentabilise le tout. Mais, il faut dire que je ne faisais pas ça pour l’argent. Je le faisais par passion. Les affaires allaient quand même bien avant, mais là, ça vient de se transformer en histoire d’argent.»

M. Dion désire remercier les sapeurs de la région, qui ont combattu l’incendie. Il espère également avoir la collaboration de son principal fournisseur, soit le marché IGA de Coaticook.

«Au moins, je suis en vie. C’est ça la plus belle richesse. C’est un peu mon histoire, je recule de deux pas pour continuer à avancer. Hé bien, je vais foncer vers l’avenir», conclut le propriétaire de la Ferme A.S. Kamadra.

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