Deux Salvadoriens en apprennent davantage sur l’agriculture à Barnston-Ouest

Deux Salvadoriens en apprennent davantage sur l’agriculture à Barnston-Ouest

La famille Mackinnon, ici représentée par Perry, a accueilli deux Salvadoriens à sa ferme pour un stage de quelques jours.

Crédit photo : (Photo gracieuseté)

AGRICULTURE. Des airs d’Amérique du Sud ont récemment soufflé sur la ferme Mackinnon, dans le secteur Way’s Mills, à Barnston-Ouest. En effet, les membres de la famille ont accueilli deux Salvadoriens, le temps d’un stage de quelques jours.

«On a dit oui sans hésité à cet échange lorsque l’UPA (Union des producteurs agricoles) nous a contactés pour accueillir quelques-uns d’entre eux. On est une famille assez ouverte sur les différentes cultures et on pense qu’on peut tous grandir de cette rencontre», avance sagement Perry Mackinnon, le fils de Mary Ellen et Peter, propriétaires de la ferme familiale.

L’échange a permis à des représentants de la Central Cooperativa Agropecuaria, située dans le département de La Paz, au Salvador, de plonger dans un univers fort différent et d’apprendre la production et la transformation laitières effectuées dans la Belle province. «Ils ont appris sur nos façons de faire, notamment au niveau sanitaire et face à l’entretien des équipements. Là-bas, ils traient encore à la main et utilisent certaines techniques rudimentaires, alors qu’ici on a nos robots. La nutrition pour les animaux n’est pas la même ici qu’au Salvador non plus», précise Perry.

Même si la barrière linguistique a parfois créé certaines embûches, Google Translate et certains mimes ont permis aux participants de bien communiquer. «On a appris qu’au Salvador, les terres agricoles appartiennent à des coopératives. Il n’y a pas si longtemps, elles n’appartenaient qu’à 14 riches familles. L’État a finalement repris et redistribué ces terres à la population en créant ces groupes.»

Vu l’expérience positive, vécue du 19 au 23 septembre, la famille Mackinnon aimerait bien accueillir de nouveaux stagiaires au fil du temps. Le président de la Fédération de l’UPA-Estrie, François Bourassa, rappelle l’importance de tels échanges. «Tant les producteurs d’ici que les visiteurs retirent quelque chose de ces rencontres. De voir comment on peut faire dans des conditions différentes remet parfois notre mode de vie en question», philosophe-t-il.

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