Vincent Vallières dévoile ses plus beaux clichés lors d’une première exposition à Saint-Venant-de-Paquette
-SAINT-VENANT–DE-PAQUETTE. On connaît tous Vincent Vallières pour ses textes inspirants et ses chansons envoûtantes. Peu de gens savent toutefois que l’artiste entretient, depuis quelques années déjà, une passion pour la photographie. Ses plus beaux clichés font d’ailleurs l’objet d’une nouvelle exposition, présentée à la sacristie du Musée-église de Saint-Venant-de-Paquette.
L’idée d’un tel événement est née à la sortie de son album intitulé “Toute beauté n’est pas perdue”, paru en 2021. “Ça faisait une dizaine d’années que je m’intéressais à la photographie, mais c’est vraiment devenu un truc que je me suis mis à pratiquer plus assidument, il y a cinq ans, raconte-t-il. À cette époque, j’étais parti en tournée solo. Lorsque j’arrivais dans les villes, je les sillonnais, je me promenais avec mon cellulaire. C’est là que je me suis mis à emmagasiner des images qui m’intéressaient sur le territoire.”
C’est justement ce genre de clichés qu’on retrouve au cœur de l’exposition “L’espace qui reste”. Qu’elle soit présentée en première du côté du petit village qui a vu naître la Grande nuit de la poésie n’est certes pas le fruit du hasard. Le plus illustre citoyen de Saint-Venant-de-Paquette, Richard Séguin, l’a d’abord abordé avec l’idée de tenir un événement en plein cœur du village. Difficile de dire non à ce monument de la chanson québécoise. “Richard, Mélanie [Noël, la directrice générale des Amis du patrimoine de Saint-Venant-de-Paquette] et [l’auteur] Jean-François Létourneau sont aussi de grands amis. Saint-Venant, c’est un endroit qui fait place à la poésie, à l’art et à la beauté. Pour moi, ça prenait tout son sens que l’exposition se déroule dans cette intimité-là.”
Habitué d’être sous les projecteurs, l’artiste dit avoir eu un certain trac lors du vernissage de son exposition, le 23 mai dernier. Il s’agit en effet de la première fois qu’il levait le voile sur ses créations. “C’est un essai pour moi et je voulais que ce soit fait dans la façon la plus humble possible. Je dois montrer une certaine vulnérabilité, une partie de mon âme”, lance-t-il.
Au total, une trentaine d’œuvres sont présentées. On peut y voir des paysages d’endroits où il s’est arrêté en tournée, son ombre sur l’une des scènes qu’il a occupées ou encore des sites magogois, sa terre d’accueil, comme la pointe Merry et les sentiers du marais de la rivière aux Cerises. Ses plus grands admirateurs reconnaîtront certainement des passages de son livre “Du bitume et du vent” ainsi des textes de ses chansons qui accompagnent les photographies.
“Je pense que le mur tout blanc, où j’y présente des portraits d’hiver, est particulièrement bien réussi. Il n’y a pas beaucoup d’éléments dans les photos et ce sont des clichés que je n’aurais peut-être pas été capable de prendre il y a cinq ans. Je trouve ces scènes émouvantes. Il y a beaucoup d’espace pour s’y projeter, ce qui fait que, d’une journée à l’autre, on peut y voir, y lire des trucs différents.”
L’exposition “L’espace qui reste” est présentée tout l’été, et ce, jusqu’au 12 octobre prochain, à Saint-Venant-de-Paquette. On a également annoncé que l’événement vivrait à nouveau, dans un autre endroit, lequel n’a pas encore été annoncé.
