Une entente saluée par trois organismes culturels de Coaticook

Par Vincent Cliche
Une entente saluée par trois organismes culturels de Coaticook
La directrice générale du Pavillon des arts et de la culture de Coaticook, Émilie Chazelas, salue l'entente triennale signée entre son établissement et la Ville de Coaticook. Le document prévaut aussi pour le Musée Beaulne et la Bibliothèque Françoise-Maurice. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

COATICOOK. Au-delà du réajustement salarial proposé aux employés du Pavillon des arts et de la culture de Coaticook, du Musée Beaulne et de la Bibliothèque Françoise-Maurice, les dirigeants de ces trois établissements saluent la volonté de la Ville de Coaticook d’investir en culture.

Directeur général de la Bibliothèque Françoise-Maurice, Benoit Bouthillette, dit être admiratif envers la Municipalité. «On peut dire qu’on a le vent dans les voiles, car on se sent soutenu», clame-t-il.

L’aide bonifiée ainsi que l’augmentation des salaires de tous les employés de la maison de livres coaticookoise ont été perçues de façon très positive. «Tout le monde a reçu ça comme une marque d’estime de la part des dirigeants de la ville. On a été ouvert pendant pratiquement toute la pandémie, alors qu’on a continué à prodiguer des services. On a vu beaucoup de gens. Dans ce contexte, on se sent très écouté. Nos besoins sont entendus. La preuve, dernièrement, on a reçu un appel pour nous dire qu’il restait un surplus budgétaire non utilisé. On a pu y associer un de nos projets pour dynamiser notre bibliothèque», explique M. Bouthillette.

L’entente triennale ravit également la directrice du Pavillon des arts et de la culture de Coaticook, Émilie Chazelas. «La Ville de Coaticook est un exemple en termes de soutien à la culture. Anciennement, j’étais en Outaouais et j’ai rarement vu une Municipalité soutenir autant les organismes culturels et investir en culture pour une ville de cette taille.»

La dirigeante souligne que la Municipalité s’occupera une fois de plus des travaux d’entretien du bâtiment. «L’organisme, lui, paie les frais courants puisque nous sommes locataires, indique-t-elle. De ne pas avoir à défrayer l’entretien du bâtiment, ça nous donne un énorme coup de pouce.»

Mme Chazelas souligne que 70 % de son budget provient de revenus autonomes. «On reçoit des sommes du Conseil des arts et des lettres du Québec, de Patrimoine Canada et de Desjardins», explique-t-elle.

Quant au rattrapage salarial, une étude a démontré que, pour un marché de taille équivalente, Coaticook traînait de la patte en matière salariale. «Il y a de très grandes différences, et ce, jusqu’à 5 $ de l’heure de moins. Ça illustre un gros problème de rétention de nos employés et ça fragilise les organismes. Voilà pourquoi on applaudit autant l’entente.»

Le message demeure similaire du côté du Musée Beaulne. «L’entretien du bâtiment est quelque chose de considérable et qui est défrayé par la Municipalité», indique le directeur de cet endroit, François Toé.

En dehors de l’aide municipale, du ministère de la Culture et des Communications et de la Caisse Desjardins, le Musée doit tout de même organiser des activités de levée de fonds pour boucler environ 40 % de son budget annuel.

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