Marcus Quirion lance l’album «Expressions coaticookoises d’autrefois», un hommage à la «parlure» d’antan

MUSIQUE. Avec son plus récent album intitulé “Expressions coaticookoises d’autrefois”, Marcus Quirion propose un hommage musical à la “parlure” d’antan. 

La genèse de ce projet remonte au début de la pandémie. En faisant défiler son fil d’actualités sur Facebook, il tombe sur une publication de Raynald Drolet qui pique sa curiosité. “Il avait partagé la photo d’un vieux papier jauni sur lequel était inscrite une vieille liste d’expressions trouvée dans les affaires de son père, se souvient l’auteur-compositeur-interprète. Tout de suite, je suis tombé en amour avec ce document-là, qui représentait un patrimoine linguistique. Il y avait des expressions, des manières de parler qui sont clairement révolues ou, du moins, je ne me tiens pas assez avec des personnes de quatre ou cinq générations plus âgées pour les avoir entendues.”

Parmi les titres proposés, on retrouve “Dans la shed”, “J’peux-tu mettre ton swetteur”, “Clousses pins blues”, “Astineuse” et “Le ventre collé aux reins comme un loup marin”.

Ces trouvailles l’ont bien évidemment inspiré. “Ce qui était intéressant, c’était de prendre ces expressions-là et de les lier à ma vie, à mon vécu. Il y a aussi énormément de références à la MRC dans l’album. Et quand ce n’était pas possible, c’est là où l’imaginaire et la folie devaient faire front.”

Écrire 22 chansons représente un travail colossal, aux dires de Marcus Quirion. Il dit également s’être mis à nu dans le processus. “C’est un album où il y a eu beaucoup de laisser-aller. Il y a même des mauvaises chansons et des pièces qui ne sont pas nécessairement finies sur l’album. J e trouve ça rafraîchissant. De un, parce que c’est super drôle, et de deux, parce que je n’ai jamais l’occasion de présenter ma méthode de travail. On a toujours le résultat fini. Dans ce projet, on me voit travailler, essayer des affaires.”

“Expressions coaticookoises d’autrefois” s’adresse à un large public, pas seulement à un auditoire plus âgé ou encore de la région de Coaticook. “C’est un hommage à notre parlure”, résume-t-il.

Notons que pour la production de cet album, l’artiste a reçu des aides financières provenant du Conseil des arts et des lettres du Québec, de la MRC de Coaticook et du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation.