La poésie rassemble plus de 1600 âmes à Saint-Venant-de-Paquette
SAINT-VENANT-DE-PAQUETTE Un peu plus de 1600 personnes ont convergé vers la petite municipalité de Saint-Venant-de-Paquette, samedi dernier (15 août), afin d’assister à la Grande nuit de la poésie.
Le comité organisateur précise qu’il s’agit d’un record d’achalandage pour cet événement qui en était à sa cinquième présentation. “Tout le monde est vraiment content, satisfait et sur un nuage. On a eu une température extraordinaire et les gens étaient au rendez-vous”, souligne la codirectrice générale des Amis du patrimoine de Saint-Venant-de-Paquette, Mélanie Noël.

Le conférencier Jean-Christophe Cloutier a parlé de la révolution du joual chez Jack Kerouac. (Photo Le Progrès de Coaticook – Vincent Cliche)
Cette dernière a également observé la popularité du rendez-vous à chacun des sites qu’elle a visités. “Tous les points de rencontre débordaient, note-t-elle. Je n’avais jamais vu ça. Habituellement, sous le chapiteau, il y a toujours un peu de monde, mais là, c’était bondé. Il y avait même des tables à l’extérieur de celui-ci. C’était la même chose à la Maison de l’arbre ainsi qu’à l’église.”

Richard Séguin (à droite) a participé à un tour de chant inattendu dans le jardin derrière la Maison de l’arbre. (Photo Le Progrès de Coaticook – Vincent Cliche)
Véritable monument de la chanson québécoise, Richard Séguin est heureux que ses “petites soirées” artistiques tenues vers le début des années 2000 se soient transformées en Grandes nuits de la poésie avec le temps. “Je suis tellement fier que le village soit maintenant reconnu pour cet apport-là, pour sa poésie, ses mots. Nous sommes une communauté présente et à l’écoute. Et cette écoute est vraiment magnifique”, raconte celui qui a participé à deux grands spectacles lors de cette soirée, en compagnie de Patrice Michaud, Claire Pelletier, Jipé Dalpé et Luce Dufault.
Pourquoi deux représentations? D’abord pour offrir à un plus grand nombre de personnes possible d’assister à l’événement. Il faut savoir que le Musée-église de Saint-Venant-de-Paquette ne peut accueillir qu’un maximum d’environ 400 personnes. Autre raison: sachant qu’un tel événement se veut extrêmement populaire, avoir deux chances d’y assister permet aux autres sites, toujours en action, d’avoir un public tout aussi réceptif. Les organisateurs peuvent ainsi dire mission accomplie.

Un coin librairie a permis aux festivaliers de découvrir les œuvres de plusieurs artistes. (Photo Le Progrès de Coaticook – Vincent Cliche)
Directeur artistique de cette Grande nuit de la poésie, l’auteur et slameur David Goudreault dévoile la clé du succès du rendez-vous dont il a repris le flambeau depuis les dernières années. “On a réussi à devenir un incontournable parce qu’on a un réel mélange de gens et de genres et une grande diversité d’artistes. Ce n’est pas du n’importe quoi, car tout se tient par les mots, par l’amour et de la poésie et de la littérature, qui est aussi le cœur de notre mission de faire découvrir le plus de formes littéraires possible. Et c’est bien évidemment sans compter notre carte maîtresse en Richard Séguin.”
Poète de la relève, Loïc Fregault a pris part à cette Grande nuit de la poésie à l’invitation de son directeur artistique, pour qui il a fait la première partie de son spectacle, du côté de L’Assomption. “David [Goudreault], c’est un peu mon mentor, indique-t-il. D’avoir été invité, ça fait un petit velours. J’ai la chance de côtoyer des grands, comme Patrice Michaud, Richard Séguin, Hélène Dorion et Manu Militari. J’ai pu plonger plus profondément dans leur art et mieux découvrir ce qu’ils font.”
Étant un événement bisannuel, la Grande nuit de la poésie sera de retour en 2028, question d’offrir un répit aux bénévoles de cette petite communauté.

Le petit village de Saint-Venant-de-Paquette a vibré au rythme de la poésie. (Photo Le Progrès de Coaticook – Vincent Cliche)

De nombreux bénévoles, dont Angèle Pinard, Aline Pariseau, Clarisse Fontaine et Lisette Proulx, ont assuré le succès de l’événement. (Photo Le Progrès de Coaticook – Vincent Cliche)
