«De bon droit»: l’autrice Chrystine Brouillet livre une nouvelle enquête de Maud Graham

LITTÉRATURE. Chrystine Brouillet replonge une fois de plus dans l’univers de son personnage fétiche, l’enquêtrice Maud Graham. Avec son plus récent ouvrage, intitulé “De bon droit”, l’autrice signe une 23e histoire.

“Le temps passe si vite”, philosophe la principale intéressée en notant que le premier livre de cette série est paru en 1987.

“Jamais je n’aurais imaginé me rendre là. En même temps, je mesure à quel point je suis privilégiée. Le personnage de Maud Graham plaît encore. J’ai un public extrêmement fidèle. Les gens viennent me rencontrer, dans les salons du livre, et me parlent de Maud comme si c’était leur amie.”

Cette grande toile que tisse l’écrivaine s’étire maintenant depuis près de quatre décennies.  “Ç’a certainement ses avantages, reconnaît-elle. Après 23 enquêtes, je connais Maud par cœur. Je n’ai même plus à me poser la question à savoir ce qu’elle ferait. Je sais comment elle va réagir. Je connais sa famille, les gens l’entourent et son équipe. Je n’ai plus besoin de m’interroger sur ce monde-là. Ça me permet d’avoir des intrigues un peu plus complexes.”

Justement, dans “De bon droit”, son personnage fait face aux nouvelles formes de fraudes, à la cyberpornographie ainsi qu’à la dure réalité de la masculinité toxique. “Je m’inspire de ce qui se passe dans notre société, observe-t-elle. J’ai donc encore beaucoup de matière, même si je trouve ça absolument aberrant. Quand j’ai commencé à écrire il y a plus de 40 ans, j’étais naïve et je pensais que les choses allaient s’améliorer. On fait des avancées dans certains domaines, mais on régresse dans d’autres.”

À peine son plus récent ouvrage sur les tablettes des libraires, Chrystine Brouillet replonge à nouveau dans l’écriture d’une nouvelle enquête. “Je ne connais pas encore l’angle exact, mais je sais que je veux parler des agressions contre les personnes transsexuelles. Je trouve insensé que ces gens-là, qui veulent seulement être bien dans leur peau, soient ostracisés et méprisés.”

Depuis quelque temps déjà, l’autrice a adopté Coaticook comme nouveau milieu de vie, où elle passe son temps à écrire et trouver de nouvelles idées. En plus de ses chroniques à la télé, on peut l’entendre certains vendredis matins à la radio coopérative de Coaticook. En quête de lectures estivales, voilà un rendez-vous à ne pas manquer!