Zoothérapie: l’école Gendreau de Coaticook accueille un nouvel élève « poilu »

Vincent Cliche vcliche@leprogres.net

Zoothérapie: l’école Gendreau de Coaticook accueille un nouvel élève « poilu »
La zoothérapeute et éducatrice spécialisée Soleine Côté pose ici en compagnie d'Ayden Brouillard et de son fidèle compagnon, Bailey. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

COATICOOK. Au cours des derniers jours, l’école primaire Gendreau de Coaticook a accueilli un nouvel élève « poilu ». Bailey, un joli Border Collie noir et blanc, rend visite aux élèves de quelques classes dans le cadre d’un projet de zoothérapie. 

Alors que les élèves s’apprêtent à quitter pour la récréation, ils saluent presque tous au passage leur nouveau compagnon à quatre pattes. « Les jeunes sont tellement contents de le voir. Chaque fois que je suis en classe, ils me demandent si Bailey viendra demain. Ils ont même fait des affiches à son effigie. En peu de temps, ils se sont tous attachés à lui », raconte avec bonheur la zoothérapeute et éducatrice spécialisée Soleine Côté.

À son embauche à l’école Gendreau, celle-ci a proposé d’amener son chien à quelques reprises durant l’année scolaire. Diplômée de l’école Zoothérapie Mauricie, Soleine avait tenté l’expérience à son ancienne école du côté de Sherbrooke et l’expérience avait connu un retentissent succès. « Le but, c’est de faire profiter les enfants de la présence de Bailey. Les avantages sont vraiment nombreux », avance-t-elle.

Selon des études, une présence animale fait diminuer le stress et même la pression artérielle chez les enfants. On peut aussi responsabiliser les jeunes en leur donnant quelques tâches, comme remplir le bol d’eau de l’animal ou de jouer avec lui à la récréation, en lui lançant un frisbee, par exemple. « Ça peut augmenter leur estime de soi, note Mme Côté. Ça brise aussi l’isolement, car ils sont souvent plusieurs à vouloir s’occuper de lui. En jouant avec l’animal, ça développe aussi certaines habiletés au niveau de la motricité globale. »

Tout récemment, Bailey a également calmé certains élèves lors d’un exercice de vaccination. « Certains enfants pleuraient et criaient. On s’est alors approché d’eux et j’ai tout de suite senti un effet d’apaisement. Ils ont pu le flatter et ils n’ont même pas eu peur de l’aiguille. »

Directeur de l’école Gendreau, Jean-Luc Rose connaissait déjà les bienfaits de la zoothérapie, lui qui a des proches qui ont déjà bénéficié de ce service. Accepter le projet de Soleine allait donc de soi. « On est à la sortie de la Covid et disons que les enfants ont assez souffert durant cette période, souligne-t-il. L’arrivée de Bailey, c’est une façon de diversifier nos approches pédagogiques. »

L’ensemble de l’équipe-école a accueilli à bras ouverts leur nouveau collègue. Même un enseignant allergique approuve le projet. L’animal ne se promène que dans certains secteurs de l’école pour éviter les croisements. « Tous les parents ont aussi donné leur aval, soulignant que c’était une expérience géniale », explique Soleine. 

Pour le moment, la présence de Bailey se fait une journée toutes les deux à trois semaines. « On est dans une période de familiarisation et, éventuellement, on va accentuer et cibler ses présences. Par exemple, les jeunes auraient-ils de meilleurs résultats aux examens s’il était là? En novembre, lorsqu’on parle de la fameuse dépression saisonnière, les enfants sont un peu plus fatigués. Bailey pourrait-il les aider à être moins désorganisés ou à les motiver davantage à venir à l’école? », se questionne le directeur de l’école Gendreau.

Chose certaine, le chien fait déjà fureur auprès des élèves. « C’est comme avoir un animal de compagnie en classe. J’adore le flatter et ça m’aide à l’école », résume Ayden Brouillard, du haut de ses neuf ans. 

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