Une invitation que Jacqueline Belleau ne pouvait refuser
PARTI-LIBÉRAL. Si Jacqueline Belleau se retrouve en politique active comme candidate du Parti libéral du Québec dans Saint-François, c’est grâce à l’invitation que lui a tendue le chef Charles Milliard.
« Pour être bien honnête, je ne m’y attendais pas, dit-elle, un sourire dans la voix. Pour certaines personnes, ça semblait être la continuation de ce que j’ai toujours fait [notons que Mme Belleau a longtemps été associée à l’ancienne députée fédérale de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau]. C’est M. Milliard qui m’a personnellement invitée à être sa candidate dans Saint-François. »
« La vie nous sourit parfois et nous offre des opportunités, poursuit-elle. J’ai décidé d’agir parce que j’ai pu le voir par moi-même, avec Mme Bibeau, comment, en politique, on peut avoir un impact important. Et je veux le faire pour les gens de Saint-François. »
RÉTABLIR LES SERVICES
Jacqueline Belleau dit avoir placé les citoyens au cœur de sa campagne. « Il y a eu plusieurs coupures dans les services au cours des dernières années, constate la principale intéressée. Nous vivons une crise en lien avec le coût de la vie. Il faut donc rétablir tous ces services aux citoyens. Il faut stopper cette érosion dans notre région. »
« On l’a vu dans le secteur de la santé, avec la fermeture de l’urgence de l’hôpital de Coaticook la nuit. On a diminué les services de transport à la STS [Société de transport de Sherbrooke], ce qui a arrêté les discussions avec le service d’Acti-bus, ici, à Coaticook. C’est une lourde perte pour les étudiants ainsi que les travailleurs. »
Dans le communautaire, elle cite en exemple le manque de ressources pour les travailleurs de rue et la fermeture estivale de la Maison de la famille de la MRC de Coaticook, faute de budget.
LES ÉOLIENNES S’INVITENT DANS SA CAMPAGNE
Le dossier de l’énergie éolienne s’est invité dans la présente campagne électorale. « C’est un dossier qui génère beaucoup d’émotions. Il y a de réels enjeux et je comprends que les gens soient bouleversés », note Mme Belleau.
Elle note que le processus suit son cours et que tous doivent recevoir « une information fiable, neutre et claire ». « J’espère que les différentes rencontres qui sont proposées permettront aux gens d’être bien renseignés. Elles permettront aussi de prendre le pouls de la population. »
ANGLOPHONE ET FRANCOPHILE
Originaire de l’Indiana, aux États-Unis, Jacqueline Belleau a étudié les sciences politiques et le français à l’Université Stetson, avant de compléter une maîtrise en développement international à l’Université de Genève. Elle a ensuite entrepris une carrière au sein des Nations unies.
Installée à Sherbrooke depuis 2004, elle se décrit comme une anglophone, mais aussi une francophile. Cette dualité fait qu’elle est « aussi proche d’une communauté comme de l’autre », en plus d’avoir la perspective d’une personne immigrante. « Ça me permet de ramener à table des gens de différents horizons et de les comprendre », raconte celle qui agit aussi à titre de gestionnaire de la philanthropie et des partenariats corporatifs à l’Université Bishop’s.
Passionnée des sports, que ce soit le football, le basketball ou encore le baseball, elle s’apprête à terminer ce grand marathon qu’est une campagne électorale. Objectif : la première marche du podium, qui vient non pas avec une médaille, mais le titre de députée de Saint-François.
