Un barrage routier sensibilise les automobilistes de Coaticook aux violences conjugales

Vincent Cliche vcliche@leprogres.net

Un barrage routier sensibilise les automobilistes de Coaticook aux violences conjugales
L'agente de la Sûreté du Québec de la MRC de Coaticook, Kim Poirier, est ici entourée de la cheffe d'équipe à l'intervention de la Maison Séjour, Claudia, ainsi que de l'intervenante en sensibilisation, Catherine M, dans le cadre du barrage routier qu'elles ont organisé au centre-ville de Coaticook, le 30 novembre. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

COATICOOK. Des intervenantes de la Maison Séjour et des agents de la Sûreté du Québec ont mis en place un barrage routier au centre-ville de Coaticook, mercredi midi (30 novembre), afin de sensibiliser les automobilistes aux violences conjugales.

L’activité s’inscrit dans le cadre des « 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes », une initiative provinciale. « On distribue des rubans blancs et de la documentation en lien avec la violence conjugale, explique l’intervenante en sensibilisation, Catherine M. Je pense qu’il est important d’assurer une présence dans le milieu pour faire passer notre message, car on le voit encore dans les statistiques, les actes violents commis envers des femmes, ce n’est pas juste un mythe. Ça arrive dans la vie de tous les jours. »

Seulement en 2022, une vingtaine de féminicides ont été recensés dans la province, selon les chiffres publiés par les maisons d’hébergement pour femmes et enfants en difficulté de l’Estrie, dont celle de la Maison Séjour dans la MRC de Coaticook.

Tout au long de l’année, des activités de prévention sont aussi réalisées dans les écoles et les Maisons des jeunes de la région. « C’est important de les cibler parce qu’on veut les sensibiliser le plus tôt possible. Ils vivent leurs premières relations amoureuses et, des ressources comme les nôtres, leur permettent d’évoluer au sein de relations peut-être plus saines. Ils peuvent aussi savoir qu’il existe des ressources si jamais ils vivent une telle situation. »

« Nos jeunes sont quand même assez allumés à la notion du consentement, rajoute Catherine M. Ce qu’on voit, c’est qu’ils sont intéressés par nos rencontres et trouvent très actuel le contenu qu’on leur apporte. »

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