Sauvetage dans les silos à grains: les pompiers de la région de Coaticook mieux outillés

Vincent Cliche vcliche@leprogres.net

Sauvetage dans les silos à grains: les pompiers de la région de Coaticook mieux outillés
24 pompiers de Coaticook, Compton et Cookshire ont pris part à une formation sur les sauvetages dans les silos à grains. (Photo : (Photo gracieuseté))

SÉCURITÉ. Grâce à une formation à laquelle 24 pompiers ont participé, les membres des services incendie de Coaticook, Compton et Cookshire sont dorénavant mieux outillés lors d’interventions et de sauvetages dans les silos à grains.

À l’initiative du capitaine du service de Compton, Sean Marshall, les sapeurs se sont donné rendez-vous à la ferme Breault, à Compton, pour participer à l’exercice. Les organisateurs ont profité du passage de la remorque de l’Association canadienne de la sécurité agricole, une première pour la région. « On a voulu sauter sur l’occasion, raconte le directeur du Service de sécurité incendie de Compton, Jonathan Garceau. On voulait être formé sur comment bien intervenir dans les silos à grains, étant donné que nous en avons plusieurs sur chacun des territoires qu’on dessert. »

La remorque de formation reproduit les situations auxquelles les pompiers peuvent faire face dans un tel environnement agricole. « On met un pompier dans le grain et on l’ensevelit jusqu’au milieu du corps, explique M. Garceau. Il y a ensuite deux autres pompiers qui travaillent à installer les panneaux autour de la victime en l’encerclant. Ils prennent ensuite une vis sans fin afin de sortir le grain et donner de l’espace à la personne coincée. »

Le directeur du Service sécurité incendie de Compton s’est lui-même prêté au jeu. « On est vraiment figé, explique-t-il. On est à peine capable de bouger les jambes. C’est très difficile. Le poids du grain vient se compacter sur ton corps et il est pratiquement impossible de s’en sortir. Lors de l’exercice, on était enseveli jusqu’à la moitié de notre corps, mais dans de réelles situations, les gens pourraient l’être jusqu’au cou. Là, on le fait dans un environnement contrôlé, alors il n’y avait pas le facteur stress ni la panique. C’est pourquoi il faut agir rapidement. »

La formation permettra justement à ces premiers répondants d’intervenir plus tôt, puisqu’ils ne seront plus obligés de faire appel à un autre service d’une caserne plus grande, comme celle de Sherbrooke. « Ça nous donne donc un meilleur temps de réponse dans ce genre d’interventions puisque nous sommes dorénavant formés. »

D’autres formations seront offertes aux pompiers qui n’ont pu suivre le cours, le 1er octobre dernier. « Il se pourrait qu’on l’ouvre à d’autres casernes, comme celles de Waterville ou encore de Magog », précise Jonathan Garceau.

 

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