Projet-vitrine au verger Ferland: le pomiculteur utilisera de nouvelles méthodes de production

Par Vincent Cliche
Projet-vitrine au verger Ferland: le pomiculteur utilisera de nouvelles méthodes de production
Le propriétaire du verger Ferland, Martin Ferland, travaillera en collaboration avec le chercheur et agronome de l'Institut de recherche et de développement en agroenvironnement, Vincent Philion, et du consultant Peter Triloff. Un tiers du verger fera partie du projet-vitrine.

COMPTON. Au cours des quatre prochaines années, le verger Ferland cultivera ses pommes de façon différente. Il souhaite ainsi obtenir des fruits plus «verts», plus écologiques. Inscrit au projet-vitrine de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA), l’entreprise de Compton souhaite mettre à profit des techniques qui permettent de réduire les risques associés à l’usage des pesticides. «On veut faire des comparaisons avec les pratiques usuelles et des pratiques un peu moins connues, mais qui sont meilleures pour l’environnement», résume le chercheur et agronome à l’IRDA, Vincent Philion. Par exemple, bien des pomiculteurs ne se basent que sur la puissance pour évaluer la qualité d’un pulvérisateur, cet instrument utilisé pour appliquer différents produits et pesticides sur la pomme. «On pense que plus il est puissant, meilleur il est, explique M. Philion. Or, la puissance n’est pas toujours requise, même qu’elle pourrait s’avérer néfaste. Si on réduit sa puissance et qu’on améliore sa qualité ainsi que les produits qu’on utilise, on peut facilement faire un gain.» Pour le propriétaire du verger Ferland, Martin Ferland, ce partenariat en est un gagnant pour tous les partis impliqués. «Notre association avec l’IRDA remonte à il y a deux ans. Nous avions fait tester nos pulvérisateurs et on s’était rendu compte qu’on était à côté de la « track ».» «Ce qui est bien également avec ce projet, c’est qu’on pourra faire plusieurs tests avec plusieurs produits plus verts, rajoute M. Ferland. On peut tester certains fongicides, les comparer, car on n’a pas les mêmes insectes envahisseurs qu’un verger peut-être situé à quelques kilomètres de nous.» La différence pour les consommateurs sera presque impossible à déceler. «À la base, on veut tous de beaux fruits et c’est ce qu’on arrivera à produire, avance Vincent Philion. On le fera également avec le moins de produits ou de pesticides possible. L’impact sur l’environnement sera moindre.» Au Québec, cinq vergers participent au projet-vitrine de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement. Mis à part celui de Compton, ils sont situés en Montérégie, dans la région de la Capitale-Nationale ainsi que dans les Laurentides. L’IRDA existe maintenant depuis une vingtaine d’années. Il émane du ministère de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), du ministère de l’Environnement et de l’Union des producteurs agricoles. Sa mission est d’optimiser les pratiques agricoles en abaissant les impacts environnementaux.

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