Présentation des candidats dans Saint-François: Mélissa Généreux – Québec solidaire

Vincent Cliche vcliche@leprogres.net

Présentation des candidats dans Saint-François: Mélissa Généreux – Québec solidaire
Mélissa Généreux (Photo : (Photo gracieuseté))

L’équipe du Progrès de Coaticook vous invite à en apprendre davantage sur les candidats des cinq principaux partis qui se présentent dans Saint-François. Aujourd’hui, place à Mélissa Généreux, de Québec solidaire.

1)      Pour la grande région de Coaticook, quel est le dossier prioritaire sur lequel vous voulez travailler au lendemain de votre élection ?

S’il y a bien un enjeu duquel les citoyennes et citoyens de la MRC de Coaticook me parlent, c’est l’accès aux soins de santé de proximité. Avec la fermeture de soir de l’urgence à Coaticook, il y a beaucoup de personnes qui n’ont pas d’autres choix que de se rendre à l’urgence de Sherbrooke pour obtenir des soins. Après avoir discuté avec des experts et de nombreux acteurs sur le terrain, je sais qu’il est possible de mettre en place des solutions assez rapidement pour faire face à ce problème. Je me suis d’ailleurs engagée, si je suis élue le 3 octobre prochain, à tout faire pour qu’un projet innovant élaboré par mon collègue le Dr Richard Fleet puisse être mis en œuvre rapidement dans la MRC. Les gens me parlent aussi d’environnement et de la lutte aux changements climatiques. C’est le grand défi de notre époque et je sens que la population souhaite que les élus proposent de réelles solutions de rechange. Dans la MRC de Coaticook, la population est déjà sensibilisée à cette question. Comme élus, c’est notre rôle d’accompagner les entreprises et les individus dans cette transition et de rendre les choix écologiques faciles et abordables.

 

2)      Sur un plan plus personnel, pourquoi seriez-vous la meilleure personne pour représenter les électeurs de Saint-François ?

Je serais la meilleure personne pour représenter les électeurs et électrices de Saint-François parce que je suis habituée à travailler en collaboration avec tous les acteurs et actrices du milieu pour faire avancer des dossiers. J’étais directrice de la santé publique de l’Estrie lorsqu’il y a eu l’accident ferroviaire à Lac-Mégantic. J’ai rapidement compris que, malgré mes connaissances et mon expertise, je devais absolument être à l’écoute des gens et de leurs besoins pour trouver des solutions. Cette expérience a changé ma vie, mais surtout ma manière de travailler. Depuis des semaines, je rencontre beaucoup d’organismes, d’entrepreneurs, d’élus, et j’ai hâte de me mettre à l’ouvrage pour mettre en œuvre des solutions pour répondre aux besoins que les gens m’expriment.

 

3)      Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous durant cette campagne électorale ?

Dans mon cas, c’est la conciliation campagne électorale-famille qui a été le plus difficile. Nous avons, mon conjoint et moi, une grande famille reconstituée de 5 enfants qui ont de 6 à 17 ans. Ça bouge beaucoup à la maison et on s’ennuie rarement. Le rythme d’une campagne électorale est parfois difficile à concilier avec la vie avec de jeunes enfants. J’ai cependant la chance de pouvoir compter sur l’appui de mon conjoint, ainsi que de mon ex-conjoint. Je peux aussi compter sur le soutien de mes enfants et beaux-enfants. Ça me rend particulièrement fière de les initier à cet exercice de la démocratie, à la participation citoyenne et aux grands enjeux de notre société de cette manière. Ils sont franchement beaux à voir! 

4)      Qui est votre idole politique et pourquoi ?

Mon idole politique est Gabriel Nadeau-Dubois. Ça fait un peu cliché de nommer le candidat au poste de premier ministre du Québec de ma formation politique, mais c’est réellement quelqu’un que j’admire. Il est non seulement brillant, mais il est aussi travaillant et rassembleur. Il a toutes les qualités d’un bon leader et sa vision pour le Québec est vraiment inspirante. C’est tout naturellement que je me suis ralliée à lui et je me trouve chanceuse de faire partie de son équipe.

 

5)      La région de Coaticook et tout le Québec traversent une crise du logement sans précédent, autant pour sa rareté, ses coûts à la hausse et une accessibilité restreinte à la propriété. Quel est votre plan pour relever ce défi et éviter que les régions soient négligées au profit des grandes villes ?

Depuis longtemps, Québec solidaire dit qu’il faut s’attaquer à cette crise de façon prioritaire, car tout le monde devrait avoir un endroit décent et abordable où se loger. C’est inacceptable que les gens aient de la difficulté à trouver un logement décent où vivre. Pour faire face à cette crise, nous croyons qu’il faut y répondre avec force. Ainsi, nous nous sommes engagés à construire 50 000 logements sociaux, dont la moitié dès notre premier mandat. Nous voulons également mettre en place des mécanismes pour mieux protéger les droits des locataires, comme de rendre obligatoire l’indice d’augmentation annuel du Tribunal administratif du logement et d’interdire les rénovictions lorsque le taux d’inoccupation est inférieur à 3 %. De plus, nous voulons mettre en place un fonds anti-spéculation qui aurait pour mission d’acheter 10 000 propriétés, de les rénover et de les revendre à un prix inférieur à leur valeur marchande de 25 %. Ici comme ailleurs, le coût de l’immobilier a bondi. Plusieurs familles souhaitent s’installer dans la région, mais n’ont pas les moyens de s’acheter une maison. Nous croyons qu’il est nécessaire d’agir sur ce front pour favoriser l’accès à la propriété.

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