Place J.R. Lefebvre: le propriétaire multiplie les efforts pour amener de nouvelles bannières à Coaticook 

Vincent Cliche vcliche@leprogres.net

Place J.R. Lefebvre: le propriétaire multiplie les efforts pour amener de nouvelles bannières à Coaticook 
Jean-Pierre Lefebvre pose ici devant la Place J.R. Lefebvre, située au centre-ville de Coaticook. (Photo : (Photo Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche))

ÉCONOMIE. Les dernières années n’ont pas toujours été roses pour la Place J.R. Lefebvre, notamment avec les départs de quelques commerces, dont récemment celui de la bannière Korvette. Néanmoins, Jean-Pierre Lefebvre refuse de baisser les bras. 

D’entrée de jeu, l’homme d’affaires avoue que chaque mauvaise nouvelle économique est une tuile qui s’abat sur le paysage commercial du centre-ville de Coaticook. « C’est vrai que ce n’est vraiment pas intéressant quand on apprend qu’un commerce va fermer ses portes, lance-t-il. Je pense aussi aux impacts que ça crée chez les consommateurs, qui voient leurs habitudes être bousculées. »

Dans certaines instances, difficile de demeurer les bras croisés, fait savoir M. Lefebvre. Prenons le cas de Korvette. « Je sentais depuis quelque temps que la bannière n’allait pas renouveler son bail à Coaticook. Je travaille donc depuis maintenant huit mois à trouver un autre commerce pour occuper les locaux qui seront bientôt vacants [Korvette a annoncé que son magasin de Coaticook fermerait ses portes en novembre prochain]. Je suis en négociations avec d’autres joueurs. J’ai même accueilli une grosse chaîne à Coaticook, au cours des derniers jours, pour leur faire visiter les locaux, tant ceux du Korvette que de l’ancienne pharmacie Uniprix [qui a fermé ses portes en 2019 et dont le site est toujours vacant]. Ils ont de l’intérêt à venir s’installer, mais il est encore trop tôt dans nos pourparlers pour dévoiler le nom de la chaîne », explique Jean-Pierre Lefebvre.

Si les annonces de fermeture représentent des coups durs pour l’économie locale, il faut savoir saisir les opportunités, confie l’homme d’affaires coaticookois. « Voir qu’il y a des bannières qui s’intéressent toujours à notre marché, c’est extrêmement positif. J’ai cogné à la porte de cinq ou six d’entre elles pour qu’elles viennent s’établir chez nous. Une fois que l’intérêt est là, il faut travailler fort. Ce n’est vraiment pas évident ni facile. Dans bien des cas, il faut que le locateur s’ajuste aux demandes du locataire. Il y a souvent des ajustements à faire. »

LES MAGASINS PHYSIQUES ONT-ILS TOUJOURS LA COTE?   

La popularité des achats en ligne vient certainement brouiller certaines cartes quant à l’avenir des magasins physiques. « Le « briques et mortier » a toujours sa place, croit Jean-Pierre Lefebvre, en parlant des emplacements comme les centres d’achats ou des installations dans un centre-ville. Il faut cependant offrir une expérience spéciale aux clients si on ne veut pas perdre tous nos commerces et les voir remplacer par des mégaentrepôts sur le bord des autoroutes. »

En plus de cette « expérience », le marché de Coaticook doit en plus se battre contre de plus grands centres. « Il faut comprendre qu’on est un petit marché pour certains joueurs. Les ventes peuvent plafonner rapidement. Si on se dit les vraies affaires, on ne peut pas connaître une augmentation des ventes si la population diminue ou si elle demeure stable. C’est la raison pour laquelle le développement des Érables est excessivement important pour notre communauté [M. Lefebvre fait partie des promoteurs du projet, en compagnie du Groupe Custeau]. Ça va augmenter la population, de combien, on ne le sait pas, mais ça prend ce genre de signal fort pour que différents magasins soient intéressés à s’établir chez nous. »

Une fois implantés, il faut que ceux-ci s’adaptent au marché, croit Jean-Pierre Lefebvre. « Tigre Géant et le Dollarama en sont de bons exemples », énumère-t-il.

« On vit présentement une grande période de changement. Le consommateur est de plus en plus allumé. Il fait attention à son porte-feuille et veut en avoir pour son argent. Il faut s’adapter à cette réalité », conclut-il.

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