Panneaux solaires: trois sites ciblés par l’entreprise Natural Forces

ÉNERGIE. L’entreprise Natural Forces a ciblé trois sites sur le territoire de la MRC de Coaticook afin d’y construire de possibles projets d’énergie solaire. Ceux-ci se trouvent à Coaticook, Compton ainsi qu’à Saint-Herménégilde.

À Coaticook, le terrain choisi se retrouve au bout de la rue Cutting, à quelques pas du site de dépôt de neiges usées.

Bien que le projet ne soit à l’étape exploratoire, le maire Simon Madore le voit d’un bon œil. “Je pense que des panneaux solaires, il va y avoir une meilleure acceptabilité sociale que si on voulait construire des éoliennes, lance-t-il. Ces installations n’auront aucune pollution visuelle.”

“La Ville et notre MRC doivent se pencher sur les énergies renouvelables. C’est bon pour l’environnement et c’est aussi une façon d’aller chercher de nouveaux revenus”, croit celui qui est également préfet de la MRC de Coaticook.

L’organisme a d’ailleurs annoncé avoir été approché par l’entreprise Natural Forces quant à la construction de possibles projets d’énergie solaire. Deux rencontres d’information ont d’ailleurs eu lieu au cours des derniers jours. Une autre, du côté de Compton, se tiendra ce jeudi (19 février), à l’église Notre-Dame-de-l’Unité, de 19 h à 21 h.

Pour bien piloter le dossier, la MRC a également adopté une politique pour encadrer le développement des énergies renouvelables sur son territoire. On souhaite ainsi avoir une vision commune et un cadre clair, en s’assurant de l’acceptabilité sociale du projet et du respect de l’environnement. On veut également maximiser les retombées économiques locales.

COMPTON ET SAINT-HERMÉGILDE

À Compton, le site ciblé est celui de la carrière et sablière Couillard, sur le chemin Ives Hill. Les  possibles panneaux seraient entourés d’arbres et invisibles aux yeux des passants.

À titre personnel, le maire de Compton, Jean-Pierre Charuest, dit accueillir favorablement ce type de projet. “Ça fait partie d’une mouvance générale entourant les énergies renouvelables, dit l’élu. Je crois que notre municipalité et la région doivent faire leur part dans tout ça. Ce sera toutefois au conseil de trancher.”

“L’acceptabilité sociale pèsera lourd dans notre prise de décision, croit-il. Là où ça pourrait buter, c’est que le secteur choisi se trouve près du développement de la rue des Pins. Déjà, les citoyens sont impactés par les activités de la sablière. J’ai hâte d’entendre leurs réactions, comment ils percevront le projet et savoir s’il y aura de la résistance ou non.”

M. Charuest trouve également que l’échéancier pour se prononcer est plutôt court. “Ça dérange un peu les élus et ça vient alourdir la charge de travail que nous avons en début de mandat. On ne trouvait pas ça l’fun de consacrer du temps et de l’énergie, en plus d’être sous pression, pour un projet somme toute, oui, prioritaire, mais qui aurait pu être fait l’an prochain.”

Maire de Saint-Herménégilde, Steve Lanciaux dit vouloir attendre avant de se prononcer sur le sujet. “Les énergies renouvelables sont quand même une bonne chose pour notre milieu. Et les besoins énergétiques sont grandissants. Il va falloir se pencher là-dessus et voir s’il est possible, comme municipalité, de pouvoir retirer des redevances.”

Dans ce petit milieu, le projet serait érigé entre les rangs 3 et 4.