«On veut qu’il se passe quelque chose avec la Belding», dit le maire de Coaticook
COATICOOK. Tout juste avant le congé des Fêtes, une nouvelle offre d’achat a été déposée en lien avec l’ancienne usine Belding Corticelli. La nouvelle réjouit le maire de Coaticook, Simon Madore, qui souhaite que la Municipalité démontre une plus grande ouverture afin qu’un projet se réalise enfin à cet endroit.
La courtière immobilière agréée et dirigeante d’agence, Karell Gendron, a confirmé la nouvelle. « La personne qui souhaite acquérir le bâtiment est en réalisation de conditions. Ce processus pourrait prendre encore quelque temps avant qu’il ne se finalise. Plusieurs personnes démontrent toujours un intérêt envers ce bâtiment. D’autres offres pourraient aussi être déposées. »
Selon Mme Gendron, le site possède « un énorme potentiel ». Le prix demandé attire aussi son lot de curieux. « Lorsqu’on sait qu’il y a plus de 3,4 millions de dollars qui ont été investis dans l’endroit et qu’on n’en demande que 2,3, le calcul est relativement facile à faire, croit-elle. Ça prend toutefois une personne qui a les reins solides et qui a une belle vision pour préserver le bâtiment. »
Le propriétaire de la Belding Corticelli demeure l’homme d’affaires David Sepulchre. Rappelons qu’une offre d’achat avait aussi été déposée au printemps 2025, mais la vente n’avait pas été conclue.
RÉACTIONS DU MILIEU
Le maire de Coaticook, Simon Madore, espère qu’il se passera enfin quelque chose dans cet immeuble. « Chaque fois qu’on entend des nouvelles sur la Belding, on est toujours très content, mais on est aussi quand même prudent, mentionne le premier magistrat. On veut un projet, c’est notre but ultime. La Belding, c’est une belle signature, c’est notre entrée de ville. »
L’élu dit avoir une préférence pour qu’un projet de logements abordables voie le jour. Il mentionne également que la Municipalité est prête à collaborer avec les promoteurs et faire preuve d’une plus grande ouverture concernant certains règlements. « Sans être cité patrimonial, le bâtiment a un certain cachet qu’on aimerait bien préserver. On est peut-être rendu à un stade où il faudra mettre un peu plus d’eau dans notre vin. Est-ce possible de ne pas trop mettre des bâtons dans les roues? Si on veut qu’il se passe quelque chose, on est prêt à s’assoir avec de futurs promoteurs et voir quelles actions on peut faire pour faciliter la transformation. »
Du côté de la MRC de Coaticook, le directeur du développement économique, François Desmarais, rappelle qu’il faudra un minimum d’investissement pour remettre le bâtiment au goût du jour. « Assurément qu’il y a un potentiel important, croit-il. Il faut cependant éviter que l’endroit demeure inoccupé. »
Quant à la vocation qu’il préférerait, M. Desmarais préfère demeurer discret. « On travaille avec une firme spécialisée pour établir la vision du développement économique pour notre MRC. Les conclusions ne sont pas encore officielles ou définies. C’est pour cette raison que j’émets une certaine réserve à me prononcer. »
« Pour le moment, la volonté de la région dépend de l’intervenant à qui on parle, rajoute-t-il. Si on s’entretient avec des gens du milieu touristique, ils auront une idée. Si on s’adresse aux intervenants impliqués au niveau du logement, on aura une autre réponse, même chose pour les personnes du milieu économique. »
Selon les informations recueillies par Le Progrès, la plupart des promoteurs intéressés à la Belding Corticelli proposeraient de l’habitation. « Certains y voient une place pour le logement abordable. D’autres préfèrent conserver le projet initial qui vise 66 condos locatifs ou encore la mixité entre la location à court terme et de longue durée », précise Karell Gendron.
