OMH de Compton: plus d’un an après l’incendie, les locataires ne peuvent réintégrer leur appartement

Par Vincent Cliche
OMH de Compton: plus d’un an après l’incendie, les locataires ne peuvent réintégrer leur appartement
Les logements de l'OMH de Compton ont été la proie des flammes en avril 2018. (Photo : archives Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

HABITATION. Un peu plus d’un an après l’incendie qui avait fait rage à l’intérieur de ses locaux, les résidents de l’Office municipal d’habitation de Compton ne peuvent réintégrer leurs appartements.

«Il me semble que c’est beaucoup trop long et que ça n’a pas de bon sens», avance Alain Cayer.

Bien qu’il ait été relocalisé à l’intérieur d’un autre appartement du côté de Coaticook, il aimerait bien retrouver le logement qu’il a occupé au cours des 14 dernières années. «Au départ, on m’avait proposé d’aller à Martinville ou du côté de Saint-Isidore [de Clifton]. Je trouvais ça un peu loin, surtout pour quelqu’un qui n’a pas de voiture. Là, je suis dans un 4 et demi et on me demande si je ne pourrais pas laisser ma place à une petite famille. Je comprends que c’est un peu grand pour une personne seule. Mon souhait le plus grand serait de retourner vivre où j’ai construit mon réseau.»

M. Cayer a gardé contact avec quelques-uns de ses voisins. «Il y en a une quinzaine d’entre eux qui, comme moi, désirent retrouver leur appartement. Certains ont aussi des problèmes avec leurs assurances. Je pense que ça traîne.»

«Chaque projet a ses propres particularités»

Du côté de la Société d’habitation du Québec (SHQ), organisme qui chapeaute les travaux à l’OMH de Compton, il est difficile de qualifier les délais imposés aux anciens occupants. «Chaque projet de reconstruction ou de rénovation a ses propres particularités», fait savoir le conseiller en communications à la SHQ, Pierre Laberge.

Ce dernier tient à préciser que des travaux préparatoires ont été réalisés au cours des derniers mois. «Des ouvriers ont en effet procédé à la démolition intérieure de l’immeuble alors que tous les logements ont été endommagés par l’eau et la fumée. Il a fallu aussi laisser le temps à l’assureur du locataire du logement où s’est déclaré l’incendie de mener son enquête.»

Une demande d’expertise sur la mise aux normes du bâtiment a été faite avant d’entreprendre les travaux de reconstruction.

Notons également que les plans et devis sont en voie d’être complétés. Une fois cette étape franchie, les appels d’offres seront lancés et on prévoit que les travaux de réfection pourraient débuter vers la fin septembre. «Si ce calendrier est respecté, les travaux pourraient être terminés au printemps 2020», note M. Laberge.

L’Office municipal d’habitation de Sherbrooke en assumera alors la coordination.

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