Mia Fréchette veut passer de l’écoute individuelle à l’écoute citoyenne
QUÉBEC SOLIDAIRE. Son expérience comme intervenante sociale lui a appris à écouter, comprendre et accompagner les gens. La candidate de Québec solidaire dans Saint-François, Mia Fréchette, souhaite maintenant mettre ces mêmes réflexes au service des citoyens si elle est élue le 5 octobre prochain.
Après plusieurs années à effectuer ce boulot, un constat s’est imposé pour celle qui représente la formation politique dont les co-porte-paroles sont Ruba Ghazal et Sol Zanetti. « Devant moi se dressaient des gens qui étaient davantage face à des problèmes de société que des problématiques individuelles. J’avais l’impression d’essayer de viser une rivière avec une chaudière, alors que les problèmes venaient de plus haut. Il y en avait peut-être, dix, cent ou mille autres qui vivaient cette situation. C’est pour ça qu’après des études en droit, je me suis lancée en politique. »
« Je pense avoir les outils nécessaires pour m’attaquer à tous ces problèmes, poursuit Mme Fréchette. Et la volonté que j’avais de vouloir aider les autres, en tant qu’intervenante, je l’ai encore. Je veux aider les gens à vivre dignement et les aider à résoudre l’urgence du quotidien. Je suis avec Québec solidaire, car je crois qu’il s’agit d’un parti qui s’implique, qui ne fait pas que gérer, mais qui règle les problèmes. »
Dans ses rencontres, elle dit être « bien accueillie », surtout lorsqu’elle parle d’enjeux liés à l’accès des soins de santé, aux logements ainsi qu’au coût de la vie de manière plus générale. « Ce sont les thématiques qui reviennent le plus souvent », constate la candidate de 23 ans.
En santé, Québec solidaire propose la mise en place de 400 pôles d’accès à la première ligne en santé. « C’est un lieu où on peut se rendre, à l’image des CLSC, et avoir accès à plein de professionnels sans toutefois être référé à plein d’endroits différents. »
Mia Fréchette est aussi fière de faire partie de la formation politique voulant « construire le plus de logements sociaux ». Ce nombre est fixé à 50 000.
La proposition d’épicerie publique est aussi un concept qu’elle aime bien expliquer aux citoyens qu’elle rencontre. « Non seulement ça peut aider les familles en leur faisant économiser 2500 $, mais ça peut aider nos agriculteurs, qui sont nombreux dans la région. On va vouloir s’approvisionner à 75 % de produits locaux à ces endroits. Ça permet aux producteurs d’avoir des contrats prévisibles et équitables avec l’État. »
« Québec solidaire veut agir avec des actions ciblées qui vont faire la différence dans la vie des gens et non être là avec un chèque ou une aide ponctuelle, comme on l’a vu dans le passé. »
De par ses nombreuses visites dans la région, Mia Fréchette a été à même d’observer que « Coaticook est une communauté des plus tissées serrée ». « Ces citoyens sont dans l’entraide et veulent le mieux pour leurs voisins. Et ça, ça amène les gens à se poser des questions sur la politique. Est-ce que mon vote va servir à un jeu de communication ou s’il amène des propositions matérielles pour aider la qualité de vie des gens? »
« Au final, si on vote pour les mêmes vieux partis, avec les mêmes vieilles idées, on arrive aux mêmes vieux résultats. C’est pour ça que l’option de Québec solidaire existe. »
