L’UPA appelle à une cohabitation harmonieuse entre les producteurs agricoles et leurs voisins

Par Vincent Cliche
L’UPA appelle à une cohabitation harmonieuse entre les producteurs agricoles et leurs voisins
Une cohabitation harmonieuse est prisée de la part de l'Union des producteurs de l'Estrie entre les mondes rural et urbain. (Photo : archives Le Progrès de Coaticook - Vincent Cotnoir)

AGRICULTURE. En ce début de saison fort occupé pour les agriculteurs, l’Union des producteurs agricoles (UPA) de l’Estrie appelle à une cohabitation harmonieuse afin de favoriser le bon voisinage.

S’installer dans un milieu rural comporte de nombreux avantages, notamment la tranquillité, le grand air, les beaux espaces ainsi que les moments de détente. Cependant, il faut savoir composer avec les contraintes, les engagements et les réalités d’un espace dédié avant tout au travail des producteurs agricoles, tient à rappeler l’UPA de l’Estrie.

«On comprend les citoyens de se questionner sur l’épandage, reconnaît le président de l’organisme, François Bourassa, qui est lui-même producteur laitier et acéricole. Avec son odeur, il est difficile de l’oublier. Par contre, le lisier et le fumier servent à fournir les nutriments utiles à la croissance des végétaux, autant des grains que des légumes, qu’ils soient destinés à l’humain ou au bétail. Le fumier et le lisier sont des engrais naturels produits à proximité. Même nos champs mangent local. La bonne odeur du foin frais coupé vient compenser.»

«N’hésitez pas à communiquer avec vos voisins pour leur faire part de vos préoccupations, tient à dire le vice-président de l’UPA-Estrie, Michel Brien. Les gens du milieu agricole ont ça en commun. Ils sont passionnés et toujours prêts à expliquer pourquoi ils font telle chose ou utilisent tel produit. Si vous prévoyez un rassemblement important (lorsque ce sera permis), n’hésitez pas à en faire part aux producteurs du coin. Ceux-ci feront un effort pour vous accommoder, par exemple, en choisissant une bonne journée pour diminuer les impacts de l’odeur, du bruit ou de la poussière.»

Dame nature a toutefois le dernier mot. Si les conditions météorologiques viennent troubler le bon déroulement, il se pourrait que certaines activités ne puissent attendre et que des travaux soient effectués pendant la nuit. «Dans ce cas, il faut faire preuve de patience», rétorque l’UPA de l’Estrie, par voie de communiqué.

On note aussi que les techniques d’épandage se sont améliorées avec les années, tant d’un point de vue environnemental qu’au niveau des odeurs. La réglementation oblige notamment les producteurs à épandre dans une fenêtre plus courte qu’il y a 20 ans, du 1er avril au 1er octobre.

Partage de la route

La cohabitation entre les mondes rural et urbain se fait aussi sur la route. «Les tracteurs roulent lentement. Néanmoins, les dépasser n’importe comment est très dangereux. Les producteurs invitent les autres usagers de la route à faire preuve de patience et à profiter du paysage en attendant le bon moment pour effectuer leur dépassement de façon sécuritaire.»

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