Les transports d’Acti-bus gagnent en popularité dans la région de Coaticook

COATICOOK. Au cours de la dernière année, les indicateurs d’Acti-bus ont pratiquement tous été en hausse. 23 919 déplacements ont été réalisés, répartis sur 5748 heures. Les véhicules de l’organisme ont parcouru 232 904 kilomètres.

Ces statistiques ont été présentées lors de l’assemblée générale annuelle du regroupement, tenue le 22 avril dernier. La directrice générale Nathalie Blais se réjouit de tels résultats. “C’est encourageant de voir que nos services sont de plus en plus utilisés par la population, mentionne celle qui est entrée en poste il y a un an à peine. On travaille très fort pour qu’ils répondent aux besoins et qu’ils soient accessibles.”

Le transport collectif, qui comprend les circuits interurbains vers Sherbrooke, représente près de la moitié des déplacements d’Acti-bus. Le transport adapté équivaut à 28,2 % des demandes, tandis que le transport à la demande, le taxi-bus, correspond à 23,8 % des déplacements.

Pour répondre à une demande sans cesse grandissante, Acti-bus devra bientôt renouveler sa flotte de véhicules. “Idéalement, ça me prendrait quatre nouveaux autobus pour remplacer ceux qui sont plus vieux. La plupart d’entre eux ont plus de 300 000 kilomètres au compteur et approchent sept ans de vie sur les routes. C’est vraiment la limite lorsqu’on fait du transport”, signale Mme Blais.

Entretenir un parc automobile vieillissant coûte cher, aux yeux de la dirigeante. ” On a dépensé l’équivalent du prix d’un autobus neuf pour réparer nos véhicules. Nous ne sommes pas non plus à l’abri d’un bri de service.”

L’équipe d’Acti-bus doit aussi jongler avec un financement à la baisse. Son principal bailleur de fonds, le gouvernement du Québec, lui a versé quelque 200 000 $ de moins que l’année précédente. “Les coupures font mal. Je trouve ça également contradictoire qu’on souhaite augmenter les services de transport, mais qu’on coupe dans les sommes qu’on lui accorde.”

Plusieurs projets se retrouveront sur la table de travail de l’organisme au cours de la prochaine année. Les dirigeants déposeront une demande de subvention pour l’acquisition d’un nouveau véhicule.

“On veut développer de nouveaux trajets pour les écoles privées et offrir plus de services reliés au volet médical. On prévoit aussi l’embauche de nouveaux chauffeurs”, prévoit la directrice générale.

L’organisme souhaite aussi développer un partenariat avec l’Université de Sherbrooke. “L’institution est présentement saturée dans son offre de stationnement. Elle offre présentement un incitatif à ses employés et ses étudiants avec la STS [Société de transport de Sherbrooke]. Comme elle a une clientèle qui vient de notre région, ce rabais pourrait aussi être offert de notre côté”, note Nathalie Blais.

Le site internet de l’organisme sera lui aussi revampé au cours des prochains mois.