Les secrets du meilleur lait qui soit, selon la ferme Morine de Coaticook

Par Vincent Cliche
Les secrets du meilleur lait qui soit, selon la ferme Morine de Coaticook
La ferme Morine a remporté de nombreux prix pour la qualité de son lait au cours des dernières années. On reconnaît ici ses propriétaires Véronique Lévesque et Réjean Morin, en compagnie de leur fils Frédéric. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

AGRICULTURE. Maintes fois primés par l’industrie et ses pairs, les propriétaires de la ferme Morine, Véronique Lévesque et Réjean Morin croient détenir la clé pour produire un lait de qualité. «Tout passe par le bien-être animal», disent-ils.

Ces producteurs laitiers savent d’ailleurs de quoi ils parlent. Ils ont été champions provinciaux du Club de l’excellence Agropur au cours des deux dernières années, en plus de décrocher le titre «Lait’xcellent» de la Fédération des producteurs de lait de l’Estrie. «Ce sont de beaux encouragements. Ça vient nous dire que notre travail est bien fait. C’est aussi une véritable fierté. Je trouve ça quand même important que les coopératives et nos fédérations le reconnaissent», mentionne Mme Lévesque.

Avec son troupeau de 70 vaches, dont la moitié en lactation, la ferme Morine, située dans le secteur Barnston, à Coaticook, fait partie de la catégorie des plus petits producteurs laitiers. «On est peut-être moins gros, mais ça nous donne le temps de mieux faire toutes nos choses et de s’attarder à tous nos animaux, laisse entendre Réjean Morin. On est consciencieux et on ne néglige rien.»

C’est de cette façon que les producteurs amènent ce qu’ils appellent leur chaîne du bien-être. «Tous les maillons doivent être bien emboîtés. Et ça va de la présence humaine à la nourriture, en passant par la surface sur laquelle nos vaches se reposent», poursuit sa conjointe.

Les animaux de la ferme Morine peuvent se reposer, à l’étable, sur des tapis relativement mous, qui reproduisent l’environnement de l’animal, comme s’il était à l’état sauvage. «Ce sont des petits matelas fabriqués à partir des mêmes matériaux que les sièges de voiture. C’est hyper moelleux. On les a même essayés. Nos animaux, on les traite aux petits oignons. C’est normal, après tout, ce sont nos vaches qui nous aident à faire nos paiements. Si elles ne sont pas bien, elles ne nous donneront pas autant de lait.»

La ferme Morine est également un établissement qui envoie ses animaux au pâturage. L’an dernier, elle a produit quelque 10 300 litres de lait.

LA 4e GÉNÉRATION ARRIVE

Les fils de la famille Morin-Lévesque, Frédéric et Jérémi sont prêts à prendre la relève, au grand bonheur de leurs parents.

«Pour ma part, ce monde-là m’intéresse beaucoup», lance Frédéric, qui s’est d’ailleurs inscrit au DEP en production laitière au CRIFA, lors de la prochaine rentrée. De son côté, Jérémi, qui est en troisième secondaire, a encore un peu de temps pour y penser, avancent ses parents.

«Chose certaine, les avoir avec nous, ça nous donne un sérieux coup de main, explique M. Morin. Ils vivent dans ce milieu depuis qu’ils sont tout petits, alors ça ne me surprend pas qu’ils souhaitent suivre nos traces.»

Rappelons que la ferme Morine, sous son appellation actuelle, existe depuis 1976.

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