Les propriétaires de l’Eggspress du verger vivront « un deuil » le 6 mars

Vincent Cliche vcliche@leprogres.net

Les propriétaires de l’Eggspress du verger vivront « un deuil » le 6 mars
Les propriétaires de l'Eggspress du verger, Marise et Nil Cournoyer, diront adieu à leur restaurant au cours des prochains jours, après 34 années à faire partie du paysage commercial du centre-ville de Coaticook. (Photo :  Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

ÉCONOMIE. L’heure de la retraite a sonné pour les propriétaires de l’Eggspress du verger, situé au centre-ville de Coaticook. Faute de relève, Marise et Nil Cournoyer n’auront d’autre choix que de fermer les portes de leur restaurant qu’ils opèrent depuis maintenant 34 ans.

Les derniers repas seront donc servis le 6 mars prochain. Et il en va de même également pour leur autre établissement, la Maison du verger, du côté de Compton. « On aura bien évidemment un deuil à faire, raconte Marise Cournoyer. Ç’a été une décision difficile à prendre, mais on était rendu à cette étape dans notre vie. »

Son frère Nil abonde dans le même sens. « On fait partie du quotidien de bien des gens et ça nous fera un gros pincement lorsqu’on cessera nos activités, explique-t-il à son tour. Ce qu’il faut comprendre, c’est que ce n’est pas la pandémie qui nous a poussés à prendre cette décision. Disons que le manque de personnel y est pour beaucoup. En tant que propriétaires, on mettait beaucoup de temps dans nos restaurants. Avec la pénurie de main-d’œuvre, je dirais même qu’on était plus souvent au travail que lorsqu’on a démarré nos activités. Et ça, ce n’est pas normal. »

Durant toutes ces années, les propriétaires ont pu compter sur des employés exemplaires. « Notre succès, on le doit en grande partie à notre équipe extraordinaire. Il y a même des serveuses qui sont avec nous depuis nos débuts. On forme une grande famille. »

Parlant de famille, tous les enfants de ce duo d’entrepreneurs ont travaillé à l’une ou l’autre des adresses.

Bien évidemment, Marise et Nil Cournoyer souhaitent que l’aventure se poursuive. « On aimerait bien trouver un acheteur. Nos deux restaurants vont bien. Ils ont une clientèle établie et c’est comme si on offrait tout ça aux futurs acheteurs sur un plateau d’argent. Mais, en même temps, le monde de la restauration n’en est pas un facile et nous en sommes bien conscients. »  

La date du 6 mars est donc encerclée sur le calendrier des propriétaires et de nombreux clients. « On va certainement se pincer une fois rendu-là, mais, pour le moment, on dirait que ce n’est pas vrai. Chose certaine, il y a aura beaucoup d’émotions lors de cette dernière journée. On pense que ça va être bien plein [le restaurant possède une capacité d’un peu plus de 200 places]. Notre clientèle sera fidèle jusqu’à la toute fin. Depuis tout ce temps, c’est une belle histoire d’amour que nous entretenons », souligne M. Cournoyer.

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