Le propriétaire de Cabico, Alain Ouzilleau, nommé «Grand Estrien»

COATICOOK. Le propriétaire de l’entreprise Cabico, Alain Ouzilleau, a reçu le prix “Grand Estrien”, offert par la Chambre de commerce de Sherbrooke, lors de son Gala Reconnaissance Estrie, tenu le 12 juin dernier.

L’homme d’affaires coaticookois a passé par l’entièreté de la gamme d’émotions en montant sur la scène de l’événement. “C’est un immense honneur que j’ai accepté avec énormément d’humilité. Plus la soirée avançait et plus je voyais toutes ces belles nominations, de belles entreprises et des entrepreneurs qui ont osé. Ça m’a émerveillé. Toutes ces personnalités sont, pour moi, très inspirantes. Plusieurs d’entre elles auraient pu facilement recevoir ce prix-là.”

Bien qu’il s’agisse d’un prix à titre individuel, M. Ouzilleau souhaite le partager avec son entourage. “Tout ça n’aurait pas été possible sans ma famille, à commencer par ma conjointe. Même chose pour les centaines de personnes qui évoluent autour de moi depuis des années, sans qui je ne pourrais faire tout ce travail. C’est aussi un prix qui rejaillit sur la grande famille et équipe de Cabico.”

UNE CERTAINE STABILITÉ CHEZ CABICO

Après plusieurs mois d’incertitude, une certaine stabilité règne chez Cabico, ce qui permet de dégager une certaine marge de profitabilité, indique son président et propriétaire, Alain Ouzilleau. “Le fait que ce soit stable, on pourrait dire que c’est une bonne nouvelle en soi, souligne-t-il. Ça reste toutefois à des niveaux qui sont significativement plus bas que l’an dernier. On parle de 20 % à 25 % en baisse, puisque le marché américain est incertain.”

“Malheureusement, le marché canadien lui aussi est en diminution, constate-t-il. C’est un marché qu’on essaie de développer. On était déjà présent, mais à de plus petits pourcentages. L’Ontario est principalement et grandement affectée. L’économie, des deux côtés de la frontière, est au ralenti. Ça nous affecte donc.”

La diversification des marchés, dont ceux en Europe, aurait pu être une solution. “On a récemment fait un voyage en Angleterre. Comme on le fait toujours, on a appris, mais on est revenu sans nouveau contrat de là-bas. Ça ne s’est donc pas démontré comme étant une option valide. Ça ne s’est pas non plus avéré être l’opportunité qu’on pensait que ça pourrait être.”

La date limite du 1er juillet pour la renégociation de l’Accord Canada – États-Unis – Mexique (ACEUM) est à nos portes. “Il n’y a rien qui fuite pour le moment, constate M. Ouzilleau, qui fait partie de plusieurs consortiums et lobbys. On peut seulement espérer. Mais, l’espoir, ce n’est pas une stratégie. On va regarder ça très attentivement au cours des prochains jours.”

Présentement, le site coaticookois de Cabico emploie environ 275 travailleurs.