Le CIARC lance son projet d’institut bioalimentaire estrien à Coaticook

Vincent Cliche vcliche@leprogres.net

Le CIARC lance son projet d’institut bioalimentaire estrien à Coaticook
L'institut bioalimentaire estrien est un projet parrainé par le Centre d'initiatives en agriculture de la région de Coaticook. (Photo : (Photo gracieuseté))

AGRICULTURE. Avec l’embauche d’une chargée de projet, le Centre d’initiatives en agriculture de la région de Coaticook (CIARC) pose les premières pierres de son projet d’institut bioalimentaire estrien.   

Ce poste-clé sera occupé par Katherine Chartier et fait partie des premières actions posées par l’organisme après avoir reçu un financement de quelque 900 000 $ accordé par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation dans le cadre du volet « Soutien au rayonnement des régions » du Fonds régions et ruralité. 

La mission de l’institut bioalimentaire estrien s’articulera autour de trois pôles distinctifs: les plantes fourragères pérennes et l’agriculture régénératrice, l’automatisation, la robotisation et la numérisation du secteur agricole ainsi que la transition énergétique et l’optimisation circulaire de l’énergie en agriculture. Notons que le premier volet, celui des plantes fourragères et de l’agriculture régénératrice, est déjà en marche depuis le printemps 2021.

« Nous sommes heureux de pouvoir participer à un projet aussi rassembleur en Estrie. Le développement de l’institut bioalimentaire estrien répond en tous points à la mission première du CIARC, soit de dynamiser le milieu agricole de façon durable par des projets innovateurs qui soutiennent le développement régional et la formation », indique le président du conseil d’administration du CIARC, Jean-Pierre Charuest.

Au fil du temps, le projet mis de l’avant par l’organisme coaticookois est allé chercher des alliés, comme le Cégep de Sherbrooke, le Centre de formation professionnelle de Coaticook – CRIFA, les MRC de l’Estrie, Productique Québec, l’Université de Sherbrooke, l’Université Bishop’s et l’Union des producteurs agricoles de l’Estrie. Les changements climatiques et la pénurie de main-d’œuvre sont des enjeux sur lesquels les différents partenaires souhaitent travailler. La mise en commun des forces représente un bénéfice majeur pour ce secteur, croient les principaux intéressés. « L’institut permettra de développer une expertise au service des entreprises régionales et du milieu, de développer des infrastructures et des opérations agricoles spécialisées ainsi que de soutenir la relève et la formation. Comme les centres d’expertise des autres régions administratives, l’institut souhaite faire rayonner l’Estrie à l’échelle du Québec à travers ses pôles d’expertise », souligne-t-on dans un communiqué.

« Ce financement est représentatif d’une réelle volonté du milieu pour la mise sur pied de l’institut bioalimentaire estrien, selon le directeur général du CIARC, Anthony Laroche. Il représente une marque d’appui considérable de la part des décideurs régionaux puisque c’est la table des MRC de l’Estrie qui sélectionne les projets financés par ce programme. »

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