L’agrandissement du lieu d’enfouissement à Coaticook fait l’objet d’une consultation en ligne

ENVIRONNEMENT. L’agrandissement du lieu d’enfouissement technique de la Régie intermunicipale de gestion des déchets solides de la région de Coaticook (RIGDSC) fait présentement l’objet d’une consultation publique en ligne.

Celle-ci, qu’on retrouve sur le site des registres du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, permet aux citoyens ainsi qu’aux organisations de s’exprimer sur le projet. On demande de nommer les enjeux qui devraient être mis en évidence, de même que de citer certaines préoccupations particulières à l’égard de l’initiative de l’organisme.

Le vice-président de la RIGDSC, Vincent Brochu, mentionne que ce procédé fait partie des étapes menant au dépôt du projet aux instances gouvernementales. “On entre dans la portion entourée par le Bureau d’audiences publiques en environnement [BAPE], précise celui qui est également conseiller municipal à Coaticook. On a décidé d’entamer le processus, même si nous sommes toujours dans l’attente d’un accord avec la CPTAQ [la Commission de protection du territoire agricole du Québec avait déposé un avis défavorable au projet en décembre dernier]. On était plutôt serré dans le temps. Si on avait attendu, on aurait probablement débuté cette étape seulement en automne, ce qui nous aurait retardés dans notre processus.”

Rappelons que le projet consiste à agrandir l’actuel lieu d’enfouissement technique afin d’y ajouter six à huit cellules pouvant contenir 1,2 million de mètres cubes de matières. Celui-ci permettrait aux 22 municipalités membres de la Régie de continuer d’envoyer leurs matières résiduelles à ce lieu pour encore plus d’une cinquantaine d’années. On prévoit que le site actuel atteindra sa capacité maximale à la fin de l’année 2028 ou au cours de l’année 2029.

Les gens ont jusqu’au 30 avril pour se prononcer sur la question. La MRC de Coaticook invite d’ailleurs les citoyens à y participer. “C’est un projet très important pour notre région et nous pensons que la perte de ce site occasionnerait plusieurs enjeux”, ont mentionné ses dirigeants.

RENCONTRE AVEC LA CPTAQ À LA MI-AVRIL

La rencontre entre la Régie de gestion des déchets solides de la région de Coaticook et les représentants de la CPTAQ aura lieu à la mi-avril. “Un projet comme le nôtre est rarement autorisé à son premier jet. On est un peu fébrile pour la suite des choses, mais on est confiant. De notre côté, on a travaillé sur plusieurs facettes et tout ce qui devait être amélioré l’a été.”

De son côté, la Commission de protection du territoire agricole du Québec stipulait que “la perte définitive de près de 25 hectares de sols offrant un bon potentiel agricole […] ne peut être pris à la légère.”

On citait également la possibilité de la contamination de nappe phréatique et la prolifération d’oiseaux sur les lieux en raison de la présence de matières organiques. “Les enjeux ont tous été adressés. Des spécialistes se sont penchés sur ces questions et ont analysé la situation”, estime M. Brochu.