La SADC de la région de Coaticook veut développer l’immobilier avec Parangon
ÉCONOMIE. La Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) de la région de Coaticook souhaite s’intéresser davantage au développement immobilier sur son territoire. Pour y arriver, elle compte donner naissance à un organisme à but non lucratif du nom de Parangon.
Les bases de ce nouveau regroupement ont été présentées lors d’une rencontre d’information, tenue le 2 décembre dernier, dans les locaux de la MRC de Coaticook. S’il voit le jour, Parangon “réalisera des projets immobiliers qui bâtiront et revitaliseront les espaces ruraux, tout en respectant les principes du développement durable et en créant des bénéfices concrets pour les collectivités locales”, selon les documents qui ont été présentés.
“Parangon ne sera pas un promoteur immobilier, tient à préciser le conseiller aux entreprises collectives à la SADC de la région de Coaticook, Yannick Pivin. Il sera plutôt un catalyseur. Sa mission première sera de travailler avec l’ensemble des acteurs du milieu et de répondre aux besoins de celui-ci et non de les créer, comme le ferait le promoteur.”
Ce levier, comme le décrit le directeur général de la SADC, Rafaël Gendron, deviendra un facilitateur de projets immobiliers. “On peut prendre l’ancienne usine Belding Corticelli comme exemple. Ça pourrait être un projet porteur et multisectoriel, qui comprendrait des volets résidentiels et commerciaux.”
“Il faut aussi se donner les moyens d’attirer et surtout de loger des employés qui pourraient être intéressés à s’établir ici, poursuit M. Gendron. Même chose pour les entreprises. Il faut qu’on soit flexible pour répondre à leurs besoins. Sinon, ils iront ailleurs.”
UN ACCUEIL PLUTÔT FROID
Le milieu communautaire a plutôt accueilli froidement la possible création d’un tel regroupement.
“Pour la Corporation de développement communautaire de la MRC de Coaticook, étant donné le contexte actuel dans lequel la grande majorité des organismes se trouvent, nous ne pouvons nous positionner en faveur de la création d’un nouvel OBNL. Il est présentement impossible de confirmer un appui du milieu en ce moment, puisqu’il n’y a pas eu de consultation via les tables de concertation en place, ou encore auprès de nos membres, à ce jour”, mentionne la présidente du conseil d’administration de la CDC de la MRC de Coaticook, Corinne Hamelin, qui était présente lors de la présentation.
Les représentants de la SADC entendent ceux du milieu communautaire, mais refusent de baisser les bras. “Ce que nous avons présenté, c’est un avis d’intention. On veut sonder, provoquer la discussion et savoir où sont les besoins prioritaires, où il y a une complémentarité et où il pourrait y avoir des doublons. Notre but avec ce nouvel outil n’est pas de compétitionner personne. On veut tout simplement identifier les besoins primaires et supporter les autres organismes et partenaires”, mentionne le directeur général de la SADC de la région de Coaticook, Rafaël Gendron.
Un sondage a été envoyé à ces mêmes partenaires. “S’il y a une majorité qui souhaite poursuivre les discussions, la prochaine étape sera de présenter quelque chose d’encore plus concret. Il faudra resserrer l’entonnoir et recadrer le projet pour être davantage à l’écoute du milieu”, conclut Yannick Pivin.
